samedi 6 février 2016

Docteur Albert Calmette

Docteur Albert Calmette (1863-1933). Pasteurien et co-inventeur du BCG

Henri Lamendin
Préface de Xavier Riaud
L'Harmattan
Médecine à travers les siècles
ISBN : 978-2-343-08219-6
février 2016 • 122 pages


Henri Lamendin nous raconte l'histoire du docteur Albert Calmette, célèbre pasteurien, fondateur des Instituts Pasteur de Lille, de Saigon à Alger. Il fut le co-inventeur du BCG dont les recherches se sont échelonnées de 1900 à 1921. Un homme qui a voué sa vie entière à la recherche pour le bien-être de l'Humanité et dont les publications brièvement retranscrites ici sont légion.

Séminaire du CMHS de Leicester

Centre for Medical Humanities Seminar Series


CMH is pleased to announce its new seminar series. It takes place at 5.30 on Thursdays during term (see below for exact dates). We meet in the large seminar room in the Centre for Medical Humanities, 7 Salisbury Road, Leicester. Everyone is welcome!

Sanjoy Bhattacharya

The World Health Organization as Developed Country Largesse: Historical events, metropolitan fantasies or historiographical tyranny?
11 February 2016

Holger Maehle
Medical Confidentiality in Comparative Historical Perspective: Britain, USA and Germany
25 February 2016

Jonathan Reinarz
A History of Medical Education
10 March 2016


Mark Jenner
TBA
28 April 2016


Hilary Marland
TBA
12 May 2016



Contact Info:
Professor David Gentilcore
Contact Email: dcg2@le.ac.uk
URL:https://www2.le.ac.uk/centres/cmh

vendredi 5 février 2016

Histoire des pandémies

History of Infectious Disease Pandemics in Urban Societies


Mark D. Hardt


Hardcover: 272 pages
Publisher: Lexington Books (December 15, 2015)
Language: English
ISBN-10: 0739180266
ISBN-13: 978-0739180266


Beginning in the mid-19th century tremendous gains were made in the historical struggle with infectious diseases. The emergence of modern medicine and epidemiology, and the establishment of public health measures, helped urban populations overcome a historical death penalty. The conquest of infectious disease has created a human hubris. It is a collective self-delusion that infectious diseases, once exposed to the light of modern medicine, science, and public health would inevitably become eradicated.
When these advances began in the mid-19th century the world’s population was under two billion, mostly non-urbanized. At the dawn of the 21st century the world’s population already surpassed seven billion. The world’s once far flung urban populations have exponentially expanded in number, size, and connectivity.
Infectious diseases have long benefited from the concentration of human population and their opportunistic abilities to take advantage of their interconnectedness. The struggle between humans and infectious diseases is one in which there is a waxing and waning advantage of one over the other. Human hubris has been challenged since the late 1970s with the prospect that infectious diseases are not eradicated. Concerns have increased since the latter third of the twentieth century that infectious diseases are gaining a new foothold. As pandemics from AIDS to Ebola have increased in frequency, there has also developed a sense that a global pandemic of a much greater magnitude is likely to happen. Tracing the historical record, this book examines the manners in which population concentrations have long been associated with the spread of pandemic disease. It also examines the struggle between human attempts to contain infectious diseases, and the microbial struggle to contain human population advancement.

Histoire culturelle du corps – discours, représentations, et épistémologies

La chair et le verbe. Histoire culturelle du corps – discours, représentations, et épistémologies (XIXe-XXIe siècle)



Appel à communications



L’histoire du corps, qualifiée en 1988 de « puzzle en construction »[i], s’est depuis lors considérablement étoffée, quand bien même l’étiquette de puzzle lui resterait[ii]. Alain Corbin, dans l’introduction qu’il donnait en 2005 au deuxième volume d’une Histoire du corps (codirigée avec Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello), mettait clairement en garde devant « un objet historique dont la dimension défie toute tentative de synthèse véritable »[iii]. Et les trois maîtres d’œuvre indiquaient préalablement que « l’approche du corps mobilise plusieurs sciences, obligeant à varier les méthodes, les épistémologies, selon l’étude des sensations, des techniques, des consommations ou des expressions. Cette hétérogénéité est constitutive de l’objet lui-même. Elle est indépassable et doit être retenue en tant que telle dans une histoire du corps »[iv].

Le corps est traversé, voire structuré, de paradoxes et de tensions qui façonnent autant qu’ils révèlent notre rapport au monde : intime et public, intérieur et extérieur, connu et inconnu, visible et invisible, à soi et à l’autre, etc. Tout à la fois matériel et imaginaire, le corps perçu, ressenti, par soi-même et/ou par les autres, est une construction aux complexes origines. Et l’ambition d’appréhender cette complexité soulève autant de difficultés que d’enjeux :
Une « approche du corps » inter ou transdisciplinaire est-elle une « histoire du corps » ? Quels sont les gains et/ou les pertes pour les disciplines impliquées ? Entre, d’une part la nécessité avérée et pratiquée des collaborations, et d’autre part les injonctions d’un concept en vogue, quels sont les impensés de l’interdisciplinarité ?
En prenant acte, sur la période proposée, du rapprochement « psychosomatique » du corps et de l’esprit, interroger le corps aujourd’hui ne consiste-t-il pas à envisager autrement la question de la volonté, du désir, et de la liberté ?

Corps agis ou agissants, pantins ou petits dieux, quels corps « habitaient » nos pères, quels corps sommes-nous, à quels corps rêvons-nous ?

La démarche de la journée se veut réflexive : qu’est-ce que les sciences humaines disent du corps ? Qu’est-ce que la constitution du corps comme objet d’étude dit des sciences humaines ? La double perspective de la journée consistera ainsi à :
Mettre en lumière, avant tout, des travaux récents (doctorats en cours, ou soutenus ces dernières années) s’inscrivant dans cette « histoire culturelle[v] du corps », entendue comme interdisciplinaire (de préférence avec une démarche comparatiste sinon historicisante) dans son acception la plus ouverte (sociologie, littérature, anthropologie, philosophie, histoire de l’art, architecture, mais aussi droit, médecine, sciences et techniques des activités physiques et sportives,...)
Interroger, dans la mesure du possible et des stades de réflexion, l’interdisciplinarité, l’« hétérogénéité », voire l’impossible « synthèse », quand on s’attaque à un sujet de cette dimension, de cette densité.

5 axes proposés [qui peuvent bien sûr se croiser]

Ecosystèmes du corps
Une approche « en creux » par l’environnement du corps (vêtements, mobilier, outils, demeure, ergonomie, design, climat, etc.) et l’apprentissage impliqué (poses, postures, attitudes, gestes, mimétisme, modes, normes, nudité, pudeur, etc.).

Les appétits du corps
La part de l’altérité dans la construction individuelle ; du corps pour soi au corps pour autrui ;le corps désirant ; la libido ; plaisirs et frustrations ; sexualité (dont les interdits moraux et légaux) ; les discours de la faim ; de la gastronomie à la diététique ; le « culte du corps », etc.

Corps sous contrôle
Famille, médecine, religion, médias, école, armée, prison, monde du travail…, quelles visions du corps ces différents milieux véhiculent-ils ? Quelles réceptions, quels impacts produisent ces représentations ? Une attention particulière sera portée aux notions de « pouvoir », d’« autorité », de « tutelle », de « norme », et de « morale ».

Corps à voir, corps à lire
Peinture et arts graphiques (dont l’art caricatural et grotesque), sculpture, littérature, théâtre, danse, opéra, photographie, cinéma, mais aussi publicité, etc. Témoignages ou modèles ?

Corps parlants, corps parlés ?
Qui parle des corps ? D’où parlent les corps ?
La part insaisissable, secrète, intime, de tout être ; la corporéité, la part charnelle d’une voix, d’un regard, d’une expression (sensualité, suavité, lascivité, concupiscence,…) ;

La question des sources, des méthodes, d’une « histoire interdisciplinaire » du corps ; les chantiers en cours ou à explorer, etc.

Notes
[i] Yannick Ripa, « L'histoire du corps. Un puzzle en construction », Histoire de l'éducation, n° 37, 1988. pp. 47-54 ; [http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/hedu_0221-6280_1988_num_37_1_1551].

[ii] Alain Croix, « Heurs et malheurs du corps, bonheur de l'histoire », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2006/1 (n° 53-1), p. 180 ; [http://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2006-1-page-178.htm].

[iii] Histoire du corps, (sous la direction d’Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello), Volume 2, « De la Révolution à la Grande Guerre », sous la direction d’Alain Corbin, éditions du Seuil, 2005, p 9.

[iv] Histoire du corps, (sous la direction d’Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello), Volume 1, « De la Renaissance aux Lumières », sous la direction de Georges Vigarello, éditions du Seuil, 2005, p 10 (Préface signée par Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine, et Georges Vigarello).

[v] Histoire culturelle étant entendue comme « histoire sociale des représentations » ; Cf. la définition plus développée qu’en donne le Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines : http://www.chcsc.uvsq.fr/centre-d-histoire-culturelle-des-societes-contemporaines/langue-fr/le-chcsc/.

Comité scientifique 
Philippe Artières,
Robert Beck,
Paule Lévy,
Judith Lyon-Caen,
André Rauch,
Evanghelia Stead,
Jean-Claude Yon
Comité d’organisation 
Tanguy Bérenger,
Émilie Fromentèze,
Vincent Gogibu,
Christophe Meslin,
Laura Muresan

Calendrier
Retour des propositions : au plus tard le 15 février 2016
Réponses : le 15 mars 2016
Date de la journée d’études : mercredi 11 mai 2016 (UVSQ, lieu à déterminer, auditorium de la BU ou amphi)

Modalités
Cet appel à communications est ouvert à tous les doctorants, ou docteurs ayant soutenu ces dernières années, en France ou à l’étranger. Les communications se feront en français ou en anglais.

Les propositions de communication (500 mots environ) sont à envoyer, accompagnées d’une courte présentation de l’auteur (comprenant le titre, la discipline de la thèse, l’année de soutenance le cas échéant, ainsi que l’université et/ou l’organisme de rattachement), au plus tard le 15 février 2016 à l’adresse suivante : doctorants.chcsc@gmail.com

jeudi 4 février 2016

Alexis Carrel

The First Transplant Surgeon: The Flawed Genius of Nobel Prize Winner, Alexis Carrel 

David Hamilton



Hardcover: 450 pages
Publisher: World Scientific Publishing Co (January 9, 2016)
Language: English
ISBN-10: 9814699365
ISBN-13: 978-9814699365


This is a new account, of how, in the early 1900s, the French-born surgeon Alexis Carrel (1873 1944) set the groundwork for the later success in human organ transplantation, and gained America's first Nobel Prize in 1912. His other contributions were the first operations on the heart, and the first cell culture methods. He was prominent in military surgery in WW1, and in the 1930s, gained further fame when collaborating with the aviator Charles Lindbergh on an organ perfusion pump. But controversy followed his every move, including concerns over scientific misconduct, notably his claim to have obtained "immortal" heart cells, now shown to be fraudulent. In 1934, he authored a best-selling book Man, the Unknown based on his strongly-held conservative, spiritual, political and eugenic views, adding a belief in faith healing and parapsychology. He settled in Paris in WW2 under the German occupation, believing that the conditions would allow him to refashion the degenerate Western civilization. His extremist views re-emerged in the 1990s when they proved interesting to right-wing politicians, and in a bizarre twist, jihadist Islamists now laud his criticisms of the West.

Bourses de recherches à la Osler Library

Two research travel grants in neuro history at the Osler Library


Call for applications


The Osler Library of the History of Medicine at McGill University in Montreal is now accepting applications for two research travel grants to be taken up between May 2016-April 2017. The Mary Louise Nickerson Fellowship in Neuro History and the Dimitrije Pivnicki Award in Neuro History and History of Psychiatry allow scholars to carry out research with the rich neuro history archival and artifact collections of the library, the centrepiece of which is the Wilder Penfield Fonds, and other relevant collections at the Montreal Neurological Institute and the McGill University Archives. The Pivnicki Award carries a value of up to 4,000$ and the Nickerson Fellowship carries a value of up to 10,000$, depending on the projects proposed. We invite applications from a variety of individuals, including graduate students, scholars, and professionals.

Deadlines are March 1, 2016.

mercredi 3 février 2016

Genèse de la psychanalyse et des neuro disciplines


Localization and Its Discontents. A Genealogy of Psychoanalysis and the Neuro Disciplines



Katja Guenther



296 pages
57 halftones | 6 x 9
ISBN: 9780226288345
Will Publish December 2015


Psychoanalysis and neurological medicine have promoted contrasting and seemingly irreconcilable notions of the modern self. Since Freud, psychoanalysts have relied on the spoken word in a therapeutic practice that has revolutionized our understanding of the mind. Neurologists and neurosurgeons, meanwhile, have used material apparatus—the scalpel, the electrode—to probe the workings of the nervous system, and in so doing have radically reshaped our understanding of the brain. Both operate in vastly different institutional and cultural contexts.

Given these differences, it is remarkable that both fields found resources for their development in the same tradition of late nineteenth-century German medicine: neuropsychiatry. In Localization and Its Discontents, Katja Guenther investigates the significance of this common history, drawing on extensive archival research in seven countries, institutional analysis, and close examination of the practical conditions of scientific and clinical work. Her remarkable accomplishment not only reframes the history of psychoanalysis and the neuro disciplines, but also offers us new ways of thinking about their future.

Münsterlingen et la psychiatrie

Un moment de l’histoire de la psychiatrie 


Matinée d’étude 

Autour de l’ouvrage Foucault à Münsterlingen. À l’origine de l’« Histoire de la folie », Paris, EHESS, 2015, éd. par Jean-François Bert et Elisabetta Basso

Organisée par le CAPHÉS - UMS 3610 (CNRS-ENS)
sous la responsabilité de Elisabetta Basso, Mireille Delbraccio et Emmanuel Delille



Mercredi 10 février 2016 , 9h-13h, Salle Beckett, 45 rue d’Ulm 75005 Paris


9h-9h15
Ouverture par Mathias Girel, Directeur du CAPHÉS UMS 3610 (CNRS-ENS)

9h15-9h45
Présentation de la Matinée par Mireille Delbraccio, CAPHÉS

9h45-10h30
Chantal Marazia (IEA Paris)
La révolution thérapeutique entre psychiatrie biologique et psychiatrie anthropologique

10h30-11h15
Emmanuel Delille (Centre Marc Bloch Berlin/CAPHÉS)
Henri Ellenberger à Münsterlingen : remettre le jeune Foucault dans le contexte de la psychiatrie dynamique des années 1950

11h15 : Pause

11h30-12h15
Elisabetta Basso (Université de Lisbonne/CAPHÉS)
L’expérience de Rorschach entre Münsterlingen et Paris dans les années 1940 et 1950

12h15-12h45 : Discussion