mercredi 21 février 2018

Rêver au XIXe siècle

Rêver au XIXe siècle

Romantisme n° 178 (4/2017)

Collectif
03/01/2018
EAN : 9782200931445
Format : 160 x 240 mm
Pages : 170







Jacqueline Carroy
Introduction

Alexandra Besson
Rêveries astronomiques : la pluralité des mondes dans le rêve chez Edward Young, Jean Paul Richter, Novalis et Gérard de Nerval

Nathalie Ravonneaux
« Ainsi j'ai vu, ainsi je raconte » Prestiges des sommeils de la raison dans Gaspard de la Nuit

Ségolène Le Men
Les rêves en vignettes, de Grandville à Hervey de Saint-Denys

Florence Vatan
Gustave Flaubert ou l'alambic des rêves

Nathalie Richard
Les fantômes d'Antinoé. Rêves, archéologie et résurrection des morts autour de 1900

Andreas Mayer
Des rêves et des jambes : le problème du corps rêvant (Mourly Vold, Freud, Michaux)

Yvonne Wübben
Les rêves d'Arthur Schnitzler. Histoire d'un journal posthume (1875-1931)

Jacqueline Carroy
Des milliers de rêves... clés des songes, casuistiques et collections

Bibliographie

Frankenstein

Rencontres Frankenstein

Appel à communications


Fondation Dosne-Thiers
23-24 novembre 2018

2018 est le bicentenaire de la première publication, anonyme, de Frankensteinou le Prométhée modernepar Mary Shelley: c’est l’occasion d’interroger les postérités d’une œuvre majeure du XIXesiècle, qui a été constamment réécrite et réinventée depuis. 

En effet, Frankenstein est rapidement devenu un des grands mythes littéraires de la modernité, avant que son intégration à la culture médiatique, en particulier par le biais du cinéma, l’inscrive progressivement dans une circulation à la fois sérielle–qu’il s’agisse des films de James Whale avec Boris Karloff, devenu le visage du monstre pour le grand public1, ou de six tomes de l’œuvre romanesque de Jean-Claude Carrière sous le pseudonyme de Benoît Becker2 –et transmédiatique3 : Frankenstein s’est en effet décliné au théâtre quelques années après la première publication en 1818, puis sur divers supports textuels ou cinématographiques, jusqu’aux séries qui le mettent encore en scène comme personnage (Penny Dreadful4) ou qui explorent les transformations du corps et le transhumanisme (Real Humans5). C’est sur cette réception multiforme que les Rencontres Frankenstein proposentde se pencher, en faisant place aux différentes facettes du mythe, à la diversité de leur réappropriation et à la variété des supports médiatiques (textuels, iconographiques, cinématographiques, ludiques) de ces réécritures. 

Le roman de Mary Shelley offre en effet, par plusieurs biais, une riche matière susceptible de donner lieu à desappropriations diverses. D'abord, la construction complexe du texte, qui croise récit et discours et oppose plusieurs points de vue, en fait un texte ouvert, qui peut engendrer des relectures personnelles, faisant par exemple pencher le texte, tantôt en faveur du monstre, tantôt du côté de son créateur. Frankensteinest égalementau croisement de plusieurs genres (gothique oufantastique) tout en se présentant comme une œuvre classique (roman philosophique ou épistolaire dans la tradition littéraire des Lumières): cette ambivalence en fait le creuset de formes génériques inédites, que les réécritures s’emploient à développer à partir du modèle de Shelley.Dans son histoire de la Science-fiction, Brian Aldiss pose ainsi que Frankensteinest le roman fondateur du genre6, tandis que d’autres études sont consacrées à la transposition comique du destin de la créature7.

À ce foisonnement textuel et générique s'ajoute une riche histoire éditoriale qui sert de prélude à des transpositions variées. C’estd’abord Mary Shelley elle-même qui retravaille son récit: après une première publication anonyme en 1818, puis une 

adaptation théâtrale de son roman par Richard Peake8, elle leréédite sous son nom en 1823, avant l’ultime version de 1831, qu’elle dote d’une préface.À l’histoire éditoriale complexe du roman répond ensuite celle de ses traductions, illustrations et éditions diverses, qui sont autant de manière d’accompagner et d’orienter la réception du texte.

Enfin, l'importance qu'a pris le mythe de Frankenstein fait du roman le support de lectures critiques, qui touchent au domaine littéraire, mais le dépasse également. Le roman est en effet lu à travers un prisme idéologique et politique, qui est du reste au cœur de certaines de ses transpositions. Certainscritiques ont démontré que Mary Shelley défendait la manière dont les femmes pourraient mener des réformes sociales par la sympathie, surtout au sein de la famille, en s’opposant à la fois à la doxades Lumières défendue par son père William Godwin et à l’individualisme violent du héros romantique (illustré par exemple dans les œuvres de son mari Percy Shelley). À ce titre, son roman sert de matrice au modèle de la femme-auteur, qui a marqué fortement lesréécritures comme les réceptions critiques sensibles àla question féminine9.

La figure de Frankenstein est également fréquemment convoquée par les discours scientifiques et philosophiques qui cherchent à évaluer la place de la technique dans nos vies et à mettre en valeur les ambiguïtés de la notion de progrès scientifique: au-delà de la seule sphère artistique, Frankenstein et son monstre sont bien devenus incontournables pour penser notre modernité.

LesRencontres Frankensteinentendent s’inscrire dans le sillage des commémorations effectuées en 2016, pour le bicentenaire de l’écriture du roman10, en prolongeant donc la réflexion du côté de la constitution et de la réception du mythe après sa publication. Ce travail commun permettra de compléter les travaux en langue française sur Mary Shelley et Frankenstein, quiont longtemps été bien moins nombreux que l’abondante bibliographie critique en langue anglaise qui leur est consacrée. 

Les communications pourront ainsi se décliner dans les axes thématiques suivants:

1- Frankensteincomme carrefour générique: fantastique, gothique et science-fiction
  • Sources, précédents, genèsedu roman
  • De Prométhée au savant fou: réécritures d’un mythe
  • Un modèle pour la science-fiction

2- Mary Shelley, auteur de Frankenstein: modèle de la femme-auteur?
  • La femme-auteur et la «maternité» littéraire
  • Les émules féminines de Mary Shelley

3- Transpositions éditoriales: supports, images, traductions
  • Traductions, réception européenne puis mondiale du roman
  • Éditions successives, stratégies éditoriales, collections
  • Illustrations: couvertures,affiches de films.

4- Réécritureset adaptations : fonctions et enjeux
  • Transpositions, adaptations, pastiches et parodies
  • Intertextualité, sérialité, transmédialité
  • Avatars de la créature
  • Une métaphore politique et ses actualisations(Lumières, Révolution, violences)
  • La fin d’un mythe? Valeurs de la commémoration

5- Progrès scientifiques et questionnements éthiques
  • Les expériences électriques en littérature
  • Les détournements du paradigme prométhéen
  • L’homme-machine
  • Le corps et ses prolongements, le transhumanisme
  • Frankenstein dans les discours scientifiques et l’imaginaire des sciences

6- Texte et discours: 
  • Les lectures de Victor Frankenstein, celles de la créature
  • Le langage et l’éloquence de la créature, les usages de la rhétorique classique dans le roman
  • Frankenstein: les glissements du nom

Comité scientifique 
- Ada Ackerman
- Jean-François Chassay
- Victoire Feuillebois
- Aurélien Langlois
- Matthieu Letourneux
- Emilie Pézard
- Isabelle Safa



Les propositions de communications sont à adresser à Isabelle Safa ou à Victoire Feuillebois jusqu’au 31 mars à l’adresse suivante:bureaudeliaisonxix@gmail.com



1 James Whale, Frankenstein(1931) et The Bride of Frankenstein(1935).

2 Benoît Becker, La tour de Frankenstein, Le pas de Frankenstein, La nuit de Frankenstein, Le sceau de Frankenstein, Frankenstein rôde, La cave de Frankenstein, éditions Le Fleuve Noir, 1957-1959.

3 Matthieu Letourneux, Fictions à la chaîne. Littératures sérielles et culture médiatique, Seuil, 2017.

4Série anglo-américaine entrois saisons créée par John Logan et Sam Mendès, diffusée pour la première fois sur Showtime de 2014 à 2016. 

5 Série suédoise en deux saisons écrite par Lars Lundströmdirigée par Harald Hamrell et Levan Akin, diffusée pour la première fois en 2012 et 2013. 

6 Brian Aldiss, “The Origins of the Species: Mary Shelley”, in Billion Year Spree: The True History of Science Fiction, Garden City, Doubleday, 1973 disponible en ligne http://knarf.english.upenn.edu/Articles/aldiss.html; Brian Stabelford, “Frankenstein and the Origins of Science Fiction” disponible en ligne : http://knarf.english.upenn.edu/Articles/stable.html

7 Voir notamment Marie-Louise Kohlke et Christian Gutleben (éd.), Neo-Victorian humour. Comic subversions and unlaughter in Contemporary historical Re-visions, Brill Rodopi, Boston, 2017.

8 Richard B. Peake, Presumption or the Fate of Frankenstein, 1823.Shelley assiste à la représentation de cette pièce en trois actes à l’English Opera House le 29 août 1823 et écrit que le spectacle obtient un «succès prodigieux». 

9 Voir par exemple Christine Hivet, Voix de femmes : roman féminin et condition féminine de Mary Wollstonecraft à Mary Shelley, Presses de l'Ecole Normale Supérieure, Paris, 1997.

10Voir notamment le site http://www.frankenstein2016.ch/manifestations

mardi 20 février 2018

La mort périnatale

Morts avant de naître. La mort périnatale

Catherine Rollet, Gaëlle Clavandier, Nathalie Sage Pranchère, Philippe Charrier, Vincent Gourdon 

Presses universitaires François-Rabelais
Perspectives historiques
PRIX: 24€
NOMBRE DE PAGES: 444 PAGES
ISBN: 978-2-86906-659-5


Issus d’une fausse couche ou morts au seuil de l’existence, les enfants morts avant de naître ont toujours été placés dans une position ambiguë. Leur présence absente convoque tout à la fois leur famille et la communauté endeuillée, les règles de droits et les usages funéraires, les rituels séculiers et religieux. 
Riche des acquis de l’archéologie, de l’histoire, de la démographie et de la sociologie, cet ouvrage sur la mort périnatale donne, à rebours des travaux axés sur la santé publique ou le deuil, la priorité à la gestion des corps, aux modes d’enregistrement et au vécu familial pris dans son acception large, trois dimensions au poids crucial sur le destin de ces fœtus et mort-nés.

Les cultures matérielles des communautés urbains de savoir

Workshop on the material cultures of urban knowledge communities, 1500-1800


Call for papers


Histories of early modern science and technology have been transformed in recent decades by an engagement with artefacts, materials, and diverse practitioners and sites of knowledge production.

This workshop seeks to explore the connections between scientific knowledge - broadly understood as learned natural knowledge, experimental inquiry, technical know-how, and perhaps experiential craft skills - and material cultures in early modern cities. We are interested in how the built and material environments of cities impacted upon knowledge creation, display, and dissemination, and the ways in which scientific material cultures shaped contemporary understandings of the urban or civic.

We welcome papers on urban knowledge cultures that engage with:

          material and visual cultures
          object collections
          materials and materiality
          makers/practitioners
          the material fabric of sites of epistemological production
          urban infrastructure projects and associated technologies (e.g. fortifications, bridges, river management)
          innovative methodological approaches to early modern material cultures and epistemic contexts
          approaches to teaching ‘scientific’ material cultures.                                                                             

We particularly encourage contributions that enrich our understanding of urban ‘scientific’ networks of exchange, and vernacular practices and knowledge cultures.

This workshop will be held on Friday 6th July 2018 at the University of Kent, Canterbury. This event is part of the Leverhulme Trust-funded Metropolitan Science project (https://metsci.wordpress.com) in the Centre for the History of the Sciences.

To propose a twenty-minute paper, please send a title and abstract of no more than 300 words, to J.Kilburn-Toppin-551@kent.ac.uk by 23rd March 2018. Please send any queries to the same address. We intend to pre-circulate papers.

There is no registration fee for this workshop. We will offer support for travel to postgraduate students whose papers are accepted for the workshop.

Organised by Rebekah Higgitt, Noah Moxham, and Jasmine Kilburn-Toppin.

lundi 19 février 2018

Une histoire conceptuelle de la déficience intellectuelle

Intellectual disability. A conceptual history, 1200–1900

Edited by Dr Patrick McDonagh, C. F. Goodey and Timothy Stainton


Publisher: Manchester University Press
Format: Hardcover
Published Date: January 2018
Pages: 296 
ISBN: 978-1-5261-2531-6

This collection explores the historical origins of our modern concepts of intellectual or learning disability. The essays, from some of the leading historians of ideas of intellectual disability, focus on British and European material from the Middle Ages to the late-nineteenth century and extend across legal, educational, literary, religious, philosophical and psychiatric histories. They investigate how precursor concepts and discourses were shaped by and interacted with their particular social, cultural and intellectual environments, eventually giving rise to contemporary ideas. The collection is essential reading for scholars interested in the history of intelligence, intellectual disability and related concepts, as well as in disability history generally.

Les débats sur le témoignage dans la médecine moderne

Poison trials, panaceas and proof: debates about testing and testimony in early modern European medicine


Lecture by Professor Alisha Rankin (Tufts University)


Thursday 1 March 2018
3.30pm in Seminar Room 2, Department of History and Philosophy of Science
University of Cambridge


At the courts of sixteenth-century Europe, a number of princely physicians and surgeons tested promising poison antidotes on condemned criminals. These tests were contrived trials, in which a convict took a deadly poison followed by the antidote. The medics sometimes shared detailed descriptions of their poison trials in printed publications or private correspondence, much as they shared case histories of ill patients. Yet these very same physicians disputed the value of remarkably similar tests on animals conducted by charlatans and empirics in marketplace shows. Sometimes, however, these worlds overlapped directly. In 1583, an empiric named Andreas Berthold published a work in Latin praising the virtues of a marvellous new drug, a clay called 'Silesian terra sigillata'. Berthold presented the drug as a perfect Paracelsian remedy for poison and, like most antidotes, useful against many other illnesses as well. While such lofty claims might easily have been disregarded, Berthold noted that his readers did not have to 'trust me on my bare words'. He concluded his book with three testimonial letters from powerful figures – two German princes and one town mayor – about trials they had conducted on the drug in 1580 and 1581. In all three cases, physicians had given poison to test subjects (two used dogs, one a condemned criminal), followed by the antidote. In every case, the subjects who were given the Silesian terra sigillata survived the poison. These testimonial letters provided official legitimacy to an alchemical empiric, in the form of tests conducted by physicians. Meanwhile, other alchemists began to use a different form of testimony to demonstrate the marvellous effects of their antidote cure-alls: testimonial letters from patients describing their miraculous recoveries, which physicians derided as a perversion of the case history. Some of these alchemists likewise ridiculed the poison trial as a lowly and irrelevant form of proof. This talk examines the overlap between the genres of poison antidote and panacea and the debates these drugs engendered in attempts to 'prove' their efficacy.

There will be tea before the lecture, at 3pm in Seminar Room 1, and a drinks reception afterwards, at 5pm in Seminar Room 1.

dimanche 18 février 2018

400 ans de pharmacie au Québec

1617-2017: L'héritage de Louis Hébert. 400 ans de pharmacie au Québec

Exposition

Bibliothèque de l'Université Laval
Pavillon Jean-Charles-Bonenfant, 1er étage (local 1182)
Pavillon Alexandre-Vachon, salle Alcan (local 0012)

Jusqu'au 23 mars 2018 


À l'occasion du 400e anniversaire de l'arrivée de Louis Hébert à Québec, la Bibliothèque de l'Université Laval, présente du 19 avril 2017 au 23 mars 2018, l'exposition 1617-2017: L'héritage de Louis Hébert. 400 ans de pharmacie au Québec.

Réalisée en collaboration avec la Société québécoise d'histoire de la pharmacie (SQHP) et sous le commissariat de M. Gilles Barbeau, professeur émérite à la Faculté de pharmacie, l'exposition célèbre la mémoire de Louis Hébert ainsi que l'évolution des savoirs et pratiques de la pharmacie jusqu'à son enseignement à l'Université Laval, tout en racontant la genèse d'une profession dédiée à guérir et à soulager.

Considéré comme premier apothicaire en Nouvelle-France et héritier du legs de connaissances transmises par les Premières Nations, les communautés religieuses ainsi que les différentes nations européennes, Louis Hébert a ouvert un nouveau chapitre de l'histoire récente de la pharmacie à son arrivée à Québec le 4 juillet 1617.

C'est à travers deux parcours thématiques que les visiteurs pourront vivre une expérience immersive dans l'histoire de la pharmacie par la mise en valeur de plus de 150 objets, archives, spécimens de botanique, instruments et produits pharmaceutiques. Provenant pour la plupart des collections de la SQHP, d'institutions prêteuses, dont le Monastère des Augustines, et des collections de l'Université Laval, les artefacts mis en valeur permettront de voyager de la colonie française au XXIe siècle, en passant par le régime britannique, en plus de témoigner de l'époque des remèdes patentés représentés par une série de «curiosités».

À la Bibliothèque au pavillon Jean-Charles-Bonenfant, les visiteurs découvriront le volet historique qui retrace les balbutiements du métier d'apothicaire, l'avènement des chemists et druggists, et les différents rôles endossés par les pharmaciens, dont celui d'inventeur. D'ailleurs, l'un d'entre eux, Jean-Ulysse Demers, est le premier titulaire d'un doctorat en pharmacie de l'Université Laval. Ponctué de balances, d'ordonnanciers, dont l'un appartenait aux pharmaciens Giroux et frères, d'ouvrages anciens et de remèdes, ce parcours permet aussi d'admirer une pharmacie portative en acajou, pièce unique datée du XIXe siècle.

À la salle Alcan de la Bibliothèque au pavillon Alexandre-Vachon, le volet scientifique réunit plusieurs instruments anciens tels qu'une presse à sceller les tubes à onguent, un moule à cachets, un pilulier et plusieurs fioles aux contenus d'origine.

Heures d'ouverture
Vous pouvez visiter l'exposition aux heures d'ouverture de la Bibliothèque.

Archives corporelles

Corporeal Archives

Call for Papers


INTERNATIONAL SCIENTIFIC CONFERENCE

June 1st – 2nd 2018
Faculty of Media and Communications, Belgrade, Serbia

Deadline for abstracts submission: March 1st 2018
Notifications of acceptance: March 15th 2018
Deadline for full paper submission: September 15th 2018

Technological advances have enabled a vast array of archives, satisfying our insatiable need to collect, store and preserve, and, further, allowing us to go beyond the institutional repositories of information. Derrida’s claim that “nothing is less clear today than the word ‘archive’” has proven to be accurate and convincing in present-day societies. The bio-cultural record which engages both data production and accumulation has established the body as a crucial “artefact” within a discourse of individual/micro/macro archives.

To think the body is to undo the thinking itself, to approach the body from the border point of the corporeality of thinking. Having stated that, we are to think the body, or bodies, from the archival perspective, from various and multiple “starting” points of imaginary of the body. The normative and normalized “ending” points of bodily archives should be, therefore, thoroughly interrogated. The body has often been represented as a mere footnote to the vast scripture of the mind, reason, soul, spirit, nous, nomos and the like. To think the body from the archival perspective is to re-write and to re-member – it is not to commence but to suspend, to defer closure, and to safeguard the openness of the questions of/on the body. Our aim is to graft on to the “aggregates of knowledge” (in Hegel’s terms), understood as normative epistemic body-productions, and to re-question obsessive archiving of knowledge on the „body“ by following Derrida's critical concept of “paleonymy” and „archive fever“. In accordance to Derridian philosophy of différance, we invite you to trace the catalogue of the body, a corpus, an to dwell on immense discourse of the body and its failures as discussed in Jean-Luc Nancy’s accounts on „exscribing“ and „ectopic“ body.

The conference sets out to disrupt the everpresent corpuses of knowledge (biological, medical, anthropometric, cultural, ethnographic, political, historical and etc.), and further to imagine alternative productions of new epistemologies of corpus, new “aggregates” of non-normative knowledge, i.e. to invent different bodily registries. Our aim is to probe the subversive tendencies within corporeal archives (in literature, film and media studies, (bio)art, performance studies, etc.), and to engage in the re-evaluation of the notions of (de)construction, (re)organization and bio-thanato-political control of bodily matter. Therefore, we plan to address various and cultural politics and practices that are reshaping our understanding of the body, as well as to examine the new forms of the archival inscriptions and erasures. We invite contributors to critically evaluate the ambiguity of access to the corporeal caches. In addition to academic papers and presentations, we also welcome creative submissions across all genres and forms, from independent scholars, cultural workers and artists.

Possible topics include, but are not limited to:

· Biopolitical and Necropolitical Corporeal Archive

o Political bodyscape

o Docile bodies and biopolitics

o Thanatopolitical bodies

o Body as thanatopolitical fiction

o Vulnerability and precarity

o Immunitary communal body

· Histories and Epistemologies of/on the Body

o Cartesian diagram of the body

o Bodies of memory

o Gendered body

o Racialized, sexualized and normalized body

o Monstrous corpus

o Human-cyborg divide

o Body phenomenology

· Body Forensics and Death Studies

o Mass(ive)-body

o Bodily mournings

o Abject bodies (undead, fragmented, body waste, disability)

o Mute witnesses/silence of corpses

· Bioart and Performative Body Archives

o Doll-body – figurines of immobility

o Cinematic corporealities

o Bodily humour and travesty

o Written/writing bodies

o Bodily choreographies

· Wearable Technologies and BioDigital Bodies

o Surface bodies

o Subversive anatomical catalogues

o Multiplying data in desire synapses

o Quilted bodies – bodily patchwork

o “Fashtech” & “tech couture”

Paper proposals
Proposals of 300 words should be submitted, along with a short bionote at corporeal.archives@fmk.edu.rs

For more information follow the link: http://www.fmk.singidunum.ac.rs/konkursi/selected/982-call-for-papers-corporeal-archives/