jeudi 30 octobre 2014

Le service de santé durant la Grande Guerre

Une armée qui soigne, le service de santé durant la Grande Guerre


Exposition temporaire du 1er octobre 2014 au 4 octobre 2015


Ouvert mardi, mercredi, jeudi, samedi, dimanche de 12 h à 18 h
Fermé le 25 décembre, le 1er janvier et au mois d'août
Tarifs habituels : 5 € plein tarif, 2,50 € tarif réduit


Musée du service de santé des armées, 1 place Alphonse Laveran, 75005 PARIS
01 40 51 41 92


Après le désastre sanitaire des premières semaines de guerre, une direction générale du service de santé, aux larges attributions et désormais confiée à un médecin, est créée.

Cette nouvelle organisation permet au service de santé de s’adapter rapidement aux conditions du conflit : d’abord par une accélération de la relève des blessés et de leur évacuation puis par une réorganisation des hospitalisations. Parallèlement, on assiste à des avancées majeures dans différentes spécialités médicales et chirurgicales.

Ce sont ces deux aspects que le musée du service de santé des armées, à travers près de 400 œuvres, objets, photographies et documents d’archives, présente dans l’exposition Une armée qui soigne.



Santé et expériences de guerre au XXe siècle

Santé et expériences de guerre au XXe siècle

Journée de l'Atelier doctorants-e-s "Lectures sociales de la guerre », LARHRA - CRISES Montpellier III


Paris - 3 novembre 2014 
Service Historique de la Défense, Château de Vincennes


• 9h30-10h15 : Présentation d'une enquête en cours par Fabrice Cahen (Ined) et Adrien Minard (CHSP / Sciences-po) : «Les réseaux de l'hygiène sociale – 1914-1939» - étude prosopographique des acteurs de l'hygiène sociale et de la lutte anti-fléaux et discussion collective.

• 10h30-11h15 : Alina Enzensberger (Humbolt Université de Berlin / EHESS) présentera son travail de thèse en cours sur « Les hôpitaux militaires comme espaces de transition pendant la Grande Guerre ».


• 11h30-12h30 : Discussion collective.

Pause déjeuner


• 14h00 – 14h45 : Stéphanie Soubrier (CRHXIX / Paris 1) présentera son travail de thèse en cours sur « Les "races guerrières" dans l'empire colonial français : armée, science et politique sous la Troisième République (1870-1914) ».


• 15h00-15h45 : Paul Marquis (CHSP / Sciences-po) présentera son travail de thèse en cours intitulé « Une psychiatrie coloniale? Une histoire sociale de l'asile de Blida-Joinville (Algérie, 1933-1962) ».


• 16h-17h00 : Discussion collective animée par Claire Fredj (IDHE / CNRS).

Cette journée est la première organisée par l'équipe des doctorant-e-s de l’atelier "Lectures sociales de la guerre". Cet atelier a pour objectif de permettre la mise en place d’un espace de travail scientifique pluridisciplinaire (sciences humaines et sociales) partagé entre doctorant-e-s, post- doctorant-e-s et chercheur-e-s plus avancés. Autour de la problématique "guerre", il s'agit de proposer un lieu de discussion (objets, méthodologie, problématiques, sources...) et de confrontation scientifique. Sur différents terrains (éducation, santé, médecine, littérature, armée, etc.), à travers des objets bien délimités et à des échelles variées (sociétés nationales, groupes sociaux, catégories ou groupes intermédiaires, individus) les discussions mettront en jeu des recherches en cours qui tentent empiriquement de saisir "ce que la guerre fait aux mondes sociaux et aux agents qui en font l'expérience".

L'atelier est ouvert, sans inscription préalable, à toutes celles et à tous ceux pour qui la guerre constitue un objet de recherche (même partiel) investi empiriquement et dans une perspective historique (même réduite). Pour participer à l'initiative ou simplement être informé des évolutions du projet et du calendrier des rencontres, rejoignez la liste de diffusion :


Contacts : 

Sylvain Bertschy : bertschy.sylvain@gmail.com

Marie Derrien : derrien.marie@gmail.com

mercredi 29 octobre 2014

Le corps du militaire britannique

Civilians into soldiers: War, the body and British Army recruits, 1939-45 

Newlands Emma


Series: Cultural History of Modern war
Hardcover: 240 pages
Publisher: Oxford University Press (October 16, 2014)
Language: English
ISBN-10: 0719088046
ISBN-13: 978-0719088049

Civilians into soldiers is an examination of British Army life during the Second World War. Drawing on a wealth of official records and servicemen's personal testimonies it explores the ways in which male civilians were turned into soldiers through the techniques by which they were inducted into military culture. Newlands argues that their bodies were central to this process. Using strict physical regimes, the military authorities sorted men into bodily types that reflected their cultural assumptions and sought to transform them into figures that they imagined to be ideal. However, soldiers' bodies were often far from ideal and served to frustrate these designs. While recruits were willing to engage in practices and routines that they found desirable they also resisted the army's demands by creating subversive bodily cultures. 

This book follows the chronological experiences of army personnel, from their recruitment and training to their confrontations with wounding and death, tracing the significance of the body throughout. It analyses the extent to which the British Army organised compliance and relied on consent to achieve its objectives, the ways in which resistance was manifested and experienced, and what can be drawn from these instances by way of larger observations about wartime society in general. By examining soldiers' embodied experiences it also illuminates broader issues of gender, class, national identity and emotional life. As such, this study makes a major contribution to military history, medical history and the social and cultural history of Britain in the Second World War.

Civilians into soldiers will appeal to academics and students interested in British social and cultural history, military medicine and war studies.

Histoire de la médecine et des savoirs sur le corps

Histoire de la médecine et des savoirs sur le corps

Séminaire 

Anne Carol, professeur à Aix-Marseille Université (TH)
Rafael Mandressi, chargé de recherche au CNRS

2e et 4e mardis du mois de 19 h à 21 h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 25 novembre 2014 au 9 juin 2015


L’histoire de la médecine peut être envisagée sous des aspects très variés, que ce séminaire a pour vocation d’intégrer : des doctrines aux institutions, des textes aux objets, de la formation des savoirs à leurs multiples usages, de l’enseignement de la médecine aux enjeux de l’expertise, de l’identité professionnelle des médecins aux pratiques de santé. Aussi vise-t-on une histoire intellectuelle et sociale des cultures médicales. Cela engage la saisie historique des modes des opérations d’investissement du corps en tant qu’objet de science, ainsi que la place de la médecine dans le système des savoirs, quelle que soit l’époque considérée. Dans cette perspective, on s’intéressera notamment cette année aux relations entre médecine et politique dans la longue durée.

Ce séminaire s’adresse aussi bien aux étudiants de master qu’aux doctorants et postdoctorants.


Rafael Mandressi, Centre Alexandre-Koyré 27, rue Damesme, 75013 Paris, tél. : 01 40 78 26 33, rafael.mandressi(at)cnrs.fr.



Direction de travaux d'étudiants :
sur rendez-vous pris auprès des enseignants.



Réception :
sur rendez-vous pris auprès des enseignants.



Site web : http://www.koyré.ehess.fr/


Site web : http://telemme.mmsh.univ-aix.fr/membres/Anne_Carol


Adresse(s) électronique(s) de contact : rafael.mandressi(at)cnrs.fr, anne.carol(at)neuf.fr

mardi 28 octobre 2014

Médecine légale et mort dans l'Angleterre médiévale

Forensic Medicine and Death Investigation in Medieval England


Sara M. Butler

Routledge 
Series: Routledge Research in Medieval Studies
Hardback: $140.00
978-1-13-880981-9
September 16th 2014
312 pages



England has traditionally been understood as a latecomer to the use of forensic medicine in death investigation, lagging nearly two-hundred years behind other European authorities. Using the coroner's inquest as a lens, this book hopes to offer a fresh perspective on the process of death investigation in medieval England. The central premise of this book is that medical practitioners did participate in death investigation – although not in every inquest, or even most, and not necessarily in those investigations where we today would deem their advice most pertinent. The medieval relationship with death and disease, in particular, shaped coroners' and their jurors' understanding of the inquest's medical needs and led them to conclusions that can only be understood in context of the medieval world's holistic approach to health and medicine. Moreover, while the English resisted Southern Europe's penchant for autopsies, at times their findings reveal a solid understanding of internal medicine. By studying cause of death in the coroners' reports, this study sheds new light on subjects such as abortion by assault, bubonic plague, cruentation, epilepsy, insanity, senescence, and unnatural death.

Penser la protection sociale

Penser la protection sociale. Perspectives historiques et contemporaines

Appel à communications

Château des Lauriers, musée national de l'Assurance maladie
10, route de Carbon Blanc 
Lormont, France (33) 


Il s’agit ici d’éclairer la manière dont a été, ou est encore, théorisée la protection sociale, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Même si la réflexion en la matière ne se généralise et ne se structure vraiment qu’à la Révolution française, toutes les époques contiennent en effet des éléments de réflexion. On l’aura compris : la journée d’études s’attachera aux grandes figures de cette histoire, comme aux auteurs et aux théories oubliés. Quels sont les différents modèles et idées ayant été proposés ?


« L’histoire de la protection sociale est une histoire de tensions et de conflits, où les rivalités les plus vives se manifestent pour le contrôle d’un secteur qui apporte à ceux qui s’y consacrent prestige et autorité - qui sont les marches du pouvoir », Henri Hatzfeld, 12 janvier 1989.

Champ de luttes et objet de pouvoir, la protection sociale s’est construite de manière empirique, par une multitude d’initiatives privées isolées, reprises et généralisées dans un second temps par l’État : ce processus est désormais bien connu. Il nous semble en revanche opportun de s’attarder sur la question de la théorisation de ces différentes initiatives et sur l’émergence d’une pensée de la protection sociale, qui est une autre forme de ce pouvoir dont parle Henri Hatzfeld. Celui-ci, dans son ouvrage classique Du paupérisme à la Sécurité sociale (1850-1940). Essai sur les origines de la Sécurité sociale en France, a dégagé les grands fondements idéologiques de la protection sociale pour l’histoire contemporaine. Néanmoins, ce cadre général fondateur a vocation à être approfondi et nuancé.

De fait, l’histoire classique de la pensée en matière de protection sociale envisage souvent les ordonnances de 1945 créant la Sécurité sociale comme un modèle indépassable et comme point d’arrivée obligé. C’est sur ce déterminisme que la présente journée d’études voudrait revenir. Une telle conclusion était-elle inévitable ? Il s’agira alors de proposer quelques éléments de réponse en étudiant la façon dont la protection sociale a été pensée à travers l’histoire, ainsi qu’à la façon dont elle est pensée aujourd’hui, à l’heure de la crise que subit le modèle de la Sécurité sociale.

Il s’agit ici d’éclairer la manière dont a été, ou est encore, théorisée la protection sociale, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Même si la réflexion en la matière ne se généralise et ne se structure vraiment qu’à la Révolution française, toutes les époques contiennent en effet des éléments de réflexion. On l’aura compris : la journée d’études s’attachera aux grandes figures de cette histoire, comme aux auteurs et aux théories oubliés. Quels sont les différents modèles et idées ayant été proposés ?

Une partie du colloque pourra tout d’abord utilement analyser la pensée pré-révolutionnaire en la matière. Quand trouve t-on, historiquement, les premières tentatives de réflexion sur les risques de l’existence ? Peut-on remonter au-delà des dernières décennies de l’Ancien Régime ? Autrement dit, la question a t-elle, au moins en partie, été théorisée ou pratiquait-on simplement « spontanément » l’assistance et la charité ? Quelle est, en la matière, la pensée de l’Église, par exemple, des pouvoirs municipaux ou du pouvoir royal ? Quant aux juristes de l’Ancien Droit, ont-ils participé à la réflexion ou cette question leur échappe t-elle encore ? Les dictionnaires et répertoires d’Ancien Régime, par exemple, font-il état de telles préoccupations ?

Quoi qu’il en soit, une partie du colloque devra également s’intéresser à la très riche réflexion révolutionnaire en matière de protection sociale. La Révolution française marque en effet un tournant crucial, l’assistance étant déclarée devoir sacré de la Nation par le Comité de mendicité, dont la réflexion pourra également être étudiée par le menu, par le biais de ses procès-verbaux. De manière plus large, pourront être mobilisées les importantes ressources des Archives parlementaires, excellents marqueurs des idées révolutionnaires. Les sous-bassements intellectuels de la Révolution, et notamment la philosophie des Lumières, pourront de même faire l’objet d’analyses. Les philosophes des Lumières, dans un contexte de montée en puissance de la puissance publique, ont réfléchi sur le sujet. Traité et brochures sur l’indigence se multiplient à la fin des Temps Modernes. Le sujet est également traité par L’Encyclopédie. Ces différents discours auront vocation à être passés au crible de l’analyse. De même, l’on pourrait utilement solliciter les différentes idées contenues dans les cahiers de doléances des États Généraux.

Au XIXe siècle, il semblerait que ce soit les acteurs de la sphère privée qui aient les premiers mené une réflexion sur la protection sociale : patronat, syndicats, membres d’associations diverses (Société de Saint-Vincent de Paul, par exemple), philanthropes, penseurs de l’Eglise ou encore les ouvriers eux-mêmes. La réflexion se mène d’ailleurs souvent au niveau local : qu’en est-il de la réflexion des différentes assemblées locales, telles que les conseils municipaux ou généraux ? Cette pensée protéiforme, émanant de plusieurs sphères, a ensuite été captée par les pouvoirs publics, qui se sont toujours intéressés à la protection sociale, même si leur action a été plus lente à se mettre en place. À ce titre, les discours des parlementaires, par exemple, pourront utilement faire l’objet d’études, de même que les programmes électoraux des partis politiques. Bref, il s’agira de se demander si, au XIXe siècle, la protection sociale a été théorisée avant qu’elle n’émerge comme discipline universitaire à part entière au XXe siècle. Quelles sont les théories et les modèles ayant été avancés, par les courants progressistes comme conservateurs ? Comment les penseurs mobilisent-ils les différentes disciplines à l’appui de leurs théories (histoire, droit comparé, sociologie, ou statistique) ? Sur ce point, un éclairage comparatif serait particulièrement bienvenu.

La journée d’études s’attachera également à mettre en lumière les lieux et institutions au sein desquels s’élabore cette réflexion. Une géographie de la pensée en matière de protection sociale pourrait ainsi être utilement esquissée. On sait que dans les facultés de droit, la forme du manuel implique la reconnaissance académique d’une nouvelle discipline et la formulation de ses contours. Quand le volet « protection sociale » se détache t-il des manuels de droit du travail, par exemple, pour devenir une matière autonome ? Comment délimite t-on ses contours ? Cette autonomisation est vraisemblablement liée à l’apparition d’un enseignement universitaire distinct. Les modalités de cette apparition devront être mises en lumière, ainsi que le contenu des premiers cours dispensés, et le profil des professeurs ayant investi le champ, dans une optique de socio-histoire intellectuelle. Avant même cette institutionnalisation au sein des facultés de droit, la protection sociale comme champ autonome commence t-elle à apparaître dans les revues ou dans les congrès ? On sait que ces derniers sont souvent l’expression d’un champ disciplinaire en pleine construction intellectuelle (controverses, comptes rendus d’ouvrages etc.). Il s’agit par conséquent d’interroger la fabrique intellectuelle, notamment sémantique, de la catégorie « protection sociale ».

Enfin, dans une optique prospective, il serait opportun que les juristes fassent un point sur la production intellectuelle actuelle (différentes tendances des manuels ou des revues, par exemple), pour expliquer les inflexions éventuelles de la pensée contemporaine en la matière. À l’heure de la crise de la Sécurité sociale, vers quelles solutions s’achemine t-on ? Les acteurs sociaux (syndicalistes, praticiens de la Sécurité sociale) pourront également apporter d’utiles éléments de réflexion prospective.
Modalités de soumission

Langue de travail : Français

Les projets de communication (titre de la contribution, présentation de la communication ne devant pas excéder une page avec ses sources, un court CV) doivent être envoyés à Laetitia Guerlain : laetitia.guerlain@u-bordeaux.fr et Emmanuelle Saujeon-Roque : cahss@wanadoo.fr
avant le 10 novembre 2014.

Le résultat de l’évaluation des propositions sera connu à partir du 19 janvier 2015.

Les déplacements et l’hébergement des contributeurs seront pris en charge pendant la durée du colloque.


Comité scientifique
Madame Badel, Maître de conférence Université de Bordeaux,
Madame Guerlain, Maître de conférence Université de Bordeaux
Madame Hedhili, Maître de conférence Université de Bordeaux
Madame Le Gars Présidente honoraire de la MGEN Gironde, Présidente du CAHSS
Madame Saujeon-Roque, Responsable du Musée national de l’Assurance Maladie
Monsieur Castro, Directeur honoraire de la CMR d’Aquitaine
Monsieur Guillaume, Professeur honoraire Université Michel Montaigne
Monsieur Gallinato-Contino, Professeur Université de Bordeaux
Monsieur Laborde, Professeur Université de Bordeaux
Monsieur Zimmerman, Directeur honoraire CAF Gironde.

Organisation scientifique
Laetitia Guerlain, (Centre aquitain d’histoire du droit, Université de Bordeaux)
Emmanuelle Saujeon-Roque (Comité Aquitain d’Histoire de la Sécurité Sociale) contact : cahss@wanadoo.fr

Organisé par le Comité aquitain d’histoire de la Sécurité sociale et le Centre Aquitain d’histoire du droit – Comptrasec - Université de Bordeaux

lundi 27 octobre 2014

La Méditerranée sous quarantaine

Mediterranean Under Quarantine

1st International conference of the Quarantine Studies Network
7- 8 November 2014
Hosted by the Mediterranean Institute University Of Malta
Old University Campus, Valletta.


Friday, 7 November.
9.00 – 9.30 : Registration - Aula Magna - Old University Building.
9.30: Opening Address : John Chircop, Director, Mediterranean Institute (UOM) ; International Quarantine Studies Network.


1st Session: Quarantine Geopolitics and Diplomacy

(First Part: 9.50 – 11.30 hrs)
Chair: Francisco Javier Martinez-Antonio

Alison Bashford (University of Cambridge), Quarantine and Oceanic Histories: reflections on the old world and the new.

Alexander Chase-Levenson (Princeton University), Quarantine, Cooperation, and Antagonism in the Napoleonic Mediterranean.

Raffaella Salvemini (CNR, Italian National Research Council; ISSM, Institute of Studies on Mediterranean Societies), Quarantine in the ports of southern Italy: from local history to global history (18th-19th centuries).

Ibrahim Muhammed al-Saadaoui (Université de Tunisie), Quarantaine et Crise diplomatique en Méditerranée: L’affaire de 1789 et la guerre entre Venise et la Régence de Tunis.

11.30 – 11.50: Coffee break


(Second Part: 11.50 – 13.30 hrs)

Chair: Quim Bonastra

Dominique Bon (LAPCOS, Laboratoire d’Anthropologie et de Psycholgie Cognitives et Sociales, Université de Nice – Sophia Antipolis), La fin des quarantaines de santé dans la Province de Nice (1854).

Daniela Hettstedt (Basel Graduate School of History, University of Basel), About Lighthouse, Abattoir and Epidemic Prevention. Global History Perspectives on the Internationalism in the City of Tangier (Morocco) 1840-1942.

[Agustin Ceba] Jaume Mercant Rodriguez, Gloria Gallego Caminero, Joan March Noguera (Grup d’Investigació d’Història de la Salut, IUNICS-UIB), The British Scientifics delegates at the First Three International Sanitary Conferences (ISC) and their relation with the Spanish delegate Pedro Felipe Monlau: The beginning of the construction of a transnational scientific interchange network.

Victor Mallia-Milanes (University of Malta), Venice, Hospitaller Malta, and their approach to Quarantine in the late eighteenth century.

13.30 - 14.30 hrs : Lunch


2nd Session: Quarantine Institutions, Technologies and the State
(First Part: 14.30 -16.10)
Chair: Jon Arrizabalaga

David S. Barnes (Penn University), “Until Cleansed and Purified”: Transatlantic Perspectives on the Procedures and Purpose of Quarantine in the Nineteenth Century.

Lisa Rosner (Richard Stockton College, NJ, USA), Policing Boundaries: Mediterranean Quarantine and Professional Identity in mid-19th century Britain.

Pere Salas-Vives, Joana Maria Pujadas-Mora, Isabel Moll-Blanes, Sanitary cordons and liberal policies in the Balearic Islands (19th century).

Costas Tsiamis, Eleni Thalassinou, Effie Poulakou-Rebelakou, Angelos Hatzakis (University of Athens), Effectiveness of the quarantine system in the Public Health of the Ionian Islands during the period of “British Protection” (1815-1864).

16.10 -16.30 : Coffee break


(Second Part: 16.30 – 17.50 hrs)
Chair : John Chircop

Laurinda Abreu (University of Évora), Plagues and the construction of the early modern state in Portugal.

Paolo Militello (Università di Catania), Quarantaine et Contumacia dans le Royaume des Deux Siciles (1816-1860).

Anna Rosenberg (Universidad de Zaragoza, España), Costas Tsiamis & Effie Poulakou-Rebelakou (University of Athens), The guard of Piraeus: the Lazaretto of Saint George (1854-1947).

Benoît Pouget (Sciences Po, Aix-Cherpa), Quarantaines et Forces navales françaises en Algérie 1830-1851.



Saturday, 8 November.

3rd Session: Quarantine, space, architecture and territorial projections

(First Part: 9.00-10.40)
Chair: Laurinda Abreu

Quim Bonastra (Universitat de Lleida), Quarantines and territory in Spain in the second half of the XIXth century.

J. Carlos Garcia-Reyes & Jon Arrizabalaga (IMF-CSIC Barcelona, Spain), Quarantine Spaces in Peace as in War: Theory and Practice in Spain, 1855-1885.

Lucia Dacome (University of Toronto), An Island in the City: Building a New Lazaretto in Eighteenth-Century Ancona.

Jamel El Hadj (EHESS Marseille, France), Le Lazaret de Marseille: d’un système local à un système méditerranéen.

10.35-10.50 : Coffee Break

10.50 – 13.30 hrs: excursion to the old Manoel Island lazaretto followed by lunch


(Second Part : 14.00 - 15.40 hrs)
Chair: Paolo Militello

Giannantonio Scaglione (Università degli Studi di Catania), Les pouvoirs locaux en Sicile face au Cholera Morbus. La réorganisation du quartier de la "Civita" à Catane (1832-37).

Peta Longhurst (University of Sydney), Quarantine as practice and place: materialising sites of quarantine.

Yannis Gonatidis (University of Ioannina), The establishment of the Lazaretto of Syros (1841) and its evolution until the mid-19th century.

Kmar ben Nefissa (SPHERE, Paris), Lazarets principaux et secondaires dans la Tunisie di 19eme siècle.

15.40 – 15.55 hrs : Coffee Break

4th Session: Quarantine and the construction of Identity
(First Part: 15.55 – 17.15 hrs)
Chair: Joana Maria Pujades-Mora

Francisco Javier Martinez-Antonio (Laboratoire SPHERE, CNRS-Université Paris Diderot), Healthy Moors, Sick government: cholera, hajj and the Mogador Lazaretto in Spanish-Moroccan relations (1890-1906).

John Chircop (Mediterranean Institute, UOM) Quarantine sanitization and the forging of the ‘Contagious Arab’, 1851-1890s.

Christian Promitzer (University of Graz), Between Stigma and Prevention: Quarantines and Sanitary Control of Muslim Pilgrim from the Balkans (1866-1912).

17.15 - 17.30: Coffee Break

(Second Part: 17.30 – 18.45)
Chair: Ibrahim Muhammed al-Saadaoui

Luc Chantre (CRIHAM-EA4270, Universités de Poitiers et Limoges), La station quarantenaire de Beyrouth dans l’organisation du pèlerinage à La Mecque à l’époque du mandate français.

Malika Ezzahidi (Université Hassan II, Morocco), La mise en quarantaine à Ceuta et Malte dans les récits de voyage d’un ambassadeur Marocain à la fin du XVIIIème siècle

Abdel-ilah Dehani (Universite Mohammed V), Les pèlerins marocains face aux nouvelles restrictions de la quarantaine.


18.45-19.15 hrs : CONCLUSION


Pour plus de précision sur ce colloque: http://quarantinestudies.wordpress.com/ http://www.um.edu.mt/events/mediterranean2014/form

Les marchés de la santé

Les marchés de la santé en France et en Europe (XIXe-XXe siècle) 

Appel à communications

Le groupe « Santé et société » du laboratoire Framespa (UMR 5136, CNRS - Université de Toulouse –Jean Jaurès) organise sa deuxième journée d'étude consacrée aux marchés de la santé en France et en Europe depuis le XIXe siècle, le jeudi 2 avril 2015 à l'Université Jean Jaurès, Maison de la Recherche, 5 allées A. Machado, 31058 Toulouse Cedex.

À une époque charnière pour l'État social dans l'Union européenne, l'objectif de ces journées est de revenir sur les relations entre la santé et le marché dans une optique de long terme, afin de mettre en perspective les recompositions actuelles. Trois axes structurants ont été retenus : marchés et industrialisation, marchés et médicalisation, marchés et régulation publique.
La première journée, tenue le 10 avril 2014, a fait une large place au thème du médicament. Sans exclure cet objet, priorité sera donnée pour cette deuxième rencontre à d'autres aspects. Parmi les sujets possibles, on retiendra tout particulièrement les suivants (sans exclusive) : entreprises et entrepreneurs sanitaires, consommateurs et modes de consommation, médiateurs et prescripteurs symboliques (publicité médicale, presse spécialisée…), normes juridiques d'encadrement marchand (fixation des prix, sélection des acteurs…), émergence de nouveaux marchés "sanitaires" à diverses périodes (le marché contemporain du "bien être" et ses liens avec la santé, par exemple…). Des mises au point historiographiques seront également bienvenues. Une attention particulière sera accordée aux propositions comportant une dimension comparatiste et/ou transnationale, ainsi qu'à celles consacrées à des aires géographiques "périphériques" (Scandinavie, Europe méditerranéenne ou orientale notamment).
A travers la diversité des cas traités, cette journée voudrait contribuer à la mise à distance des évidences évolutionnistes et linéraires qui dominent encore certaines approches en matière de santé, en mettant l'accent sur la diversité des facteurs historiques (qu'ils soient d'ordre économique, politique, social ou culturel) qui ont pu présider aux phénomènes de marchandisation ("mise en marché") mais aussi, symétriquement, de démarchandisation de la santé dans un contexte donné. Parallèlement, on s'intéressera aux processus de "sanitarisation" de certains marchés, éloignés à l'origine de toute justification sanitaire et aux processus inverses de "dé-sanitarisation" (cas des eaux minérales, par exemple). Il s'agira en définitive de mettre l'accent sur le processus historique de co-construction, à la fois marchande et sanitaire, de certains secteurs d'activité depuis deux siècles.
Les propositions de communication, ainsi que toutes questions relatives au programme, doivent être envoyées à Bruno Valat (bruno.valat@univ-jfc.fr), maître de conférences d'histoire contemporaine, avant le 18 décembre 2014. Les participants retenus seront informés au début de l'année 2015.
Une troisième rencontre aura lieu au printemps 2016. La publication d'un ouvrage collectif est envisagée à l'issue du programme.