mercredi 26 avril 2017

Histoire de la psychothérapie

Psychotherapy in Historical Perspective

History of the Human Sciences - Volume 30, Issue 2, April 2017

Guest Editor : Sarah Marks



Introduction

Psychotherapy in historical perspective
Sarah Marks


Articles 

The action of the imagination. Daniel Hack Tuke and late Victorian psycho-therapeutics
Sarah Chaney

‘Subordination, authority, psychotherapy’. Psychotherapy and politics in inter-war Vienna
David Freis

German émigré psychologists in Tel Aviv (1934–58). Max M. Stern and Margarete Braband-Isaac in conflict with Erich Neumann
Martin Liebscher

The science of therapeutic images. Francis Reitman, schizophrenia and postwar psychiatric art at the Maudsley and Netherne Hospitals
Connor Cummings


‘Cruel to be kind?’ Professionalization, politics and the image of the abstinent psychoanalyst, c. 1940–80
Ulrich Koch


‘The line between intervention and abuse’ – autism and applied behaviour analysis
Patrick Kirkham

Sexologie, psychanalyse et littérature

A history of the case study. Sexology, psychoanalysis, literature

Birgit Lang, Joy Damousi and Alison Lewis

Format: Hardcover
ISBN: 978-0-7190-9943-4
Pages: 248
Publisher: Manchester University Press
Published Date: March 2017


Starting with Central Europe and concluding with the United States of America, this volume tells the story of the case study genre as inseparable from the foundation of sexology and psychoanalysis, and integral to the history of European literature. It examines the nineteenth and twentieth century pioneers of the case study who sought answers to the mysteries of sexual identity and shaped the way we think about sexual modernity. These pioneers include members of professional elites (psychiatrists, psychoanalysts and jurists) and creative writers writing for newly emerging sexual publics.

Among the figures considered in this volume are prolific Austrian writer Leopold von Sacher-Masoch, the psychoanalytic master of case-writing Sigmund Freud and the influential New York psychoanalyst Viola Bernard, who all embraced the case study genre for its ability to convey new knowledge—and indeed a new paradigm for knowledge—in an authoritative manner. At the same time, these writers reinvented the genre’s parameters, reflecting constantly on its pertinence to definitions of the modern subject.

Where previous accounts of the case study have approached the history of the genre from a single disciplinary perspective, this book stands out for its interdisciplinary approach, well-suited to negotiating the ambivalent contexts of modernity. It focuses on key formative moments and locations in the genre’s past, those occasions when and where the conventions of the case study were contested as part of a more profound enquiry into the nature of the human subject.

Artémidore et l'interprétation des rêves

Artémidore et l'interprétation des rêves


Journée d'études 

organisée par le Groupe Artémidore, C.R.I.S.E.S, avec le soutien du LabEx ARCHIMEDE.

samedi 06 mai 2017

Faculté de Médecine : 2, rue de l’École de Médecine - Montpellier


Le seul traité antique d’onirocritique préservé dans sa totalité est celui d’Artémidore de Daldis, auteur grec de la fin du IIe siècle de notre ère. Depuis septembre 2007, le groupe Artémidore en a entrepris une nouvelle édition et traduction annotée. En mars 2009, il a organisé une première journée d’études autour de cette oeuvre et de l’interprétation des rêves en général. Celle-ci sera la septième.


Programme

Fonds Jaume (rez-de-jardin)
9h45 accueil des participants

10h John SCHEID (Collège de France, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) Jesper SVENBRO (Académie suédoise) Artémidore revisité

11h Sandra BOEHRINGER (Université de Strasbourg) Le sexe en rêve ? De l’interprétation en matière onirico-érotique

12h déjeuner

Salle du Conseil

14h Pierre LORY (EPHE, Ve section) Le destin d’Artémidore dans le Moyen Âge islamique : un exemple d’inculturation

15h Juliette LANCEL (EHESS, Centre Alexandre Koyré) Artemidorus, ‘auteur ancien et renommé’,dans l’oniromancie des xviie et xviiie siècles

16h conclusions

mardi 25 avril 2017

Les gueules cassées de la guerre de Sécession à nos jours

Visages de guerre - Les gueules cassées, de la guerre de Sécession à nos jours


Sophie Delaporte

Stéphane Audoin-Rouzeau (Préfacier),
Aurélie Boissière (Cartographe)





Date de parution : 16/03/2017
Editeur : Belin
Collection : Contemporaines
Nb. de pages : 298 pages
ISBN : 978-2-7011-9088-4


Longtemps, la parole des combattants blessés au visage a échappé à l'historien. L'itinéraire de souffrance des gueules cassées, du milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours, prend ici appui sur la trajectoire de trois hommes qui ont combattu l'un durant la Grande Guerre, le deuxième en Indochine, le dernier en Afghanistan. Menant des comparaisons dans le temps et dans l'espace, Sophie Delaporte s'appuie sur des fonds d'archives pour la plupart inédits ainsi que sur de nombreux entretiens menés en France, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis avec les principaux acteurs de conflits récents, à commencer par les blessés eux-mêmes. 
En insistant sur l'impact des modalités de combat sur les atteintes au visage depuis la guerre de Sécession, l'auteure s'attache à décrire la manière dont les soignants se sont appliqués à rendre visible cette catégorie de blessés. Elle analyse l'impact des guerres sur la construction de la discipline chirurgicale en croisant les itinéraires de ceux qui ont voué leur vie à l'ériger en spécialité à part entière. 
Dans une perspective très originale dont elle est l'une des pionnières dans le monde, Sophie Delaporte mobilise l'histoire des guerres et de la médecine pour nous confronter à un phénomène central de l'époque contemporaine.

Représenter le trauma de guerre au XIXe siècle

Representing War Trauma in the Nineteenth Century

Panel 


Organized by Emma Butcher (University of Hull) and James Rogers (University of York)

Fri 5 May 2017
15:00 – 17:30 BST


K133 
King's Manor 
York 
YO1 7EP 
United Kingdom 



Throughout history, war trauma has remained an abstract and often silent phenomenon. This panel discussion brings together three academics whose research draws on the literature and culture of nineteenth-century warfare, discussing the presence and treatment of war trauma in the arts and society at large. After three short talks, there will be time for discussion followed by a free wine reception. 

This panel discussion is the first event in our newly-formed, Wellcome-funded 'Legacies of War Trauma' project. Our project explores how notions of war trauma have evolved throughout modern history. The aim is to uncover how different disciplines have interpreted this challenging topic, and how each has influenced historic and current conceptions. Our collaborators, advisors and delegates range from historians to military practitioners, artists to war scholars, inviting discussions that ignite new understandings and working partnerships.

The panel will consist of: 

Holly Furneaux (University of Cardiff)
Holly's research is in Victorian literature and culture, and Victorian legacies, with an emphasis on gender, forms of family, sexuality, touch and emotion. Holly is currently building on an AHRC funded project Military Men of Feeling, in partnership with the National Army Museum. Holly is now exploring a longer cultural history of military masculinity from the eighteenth century to the First World War, and working with Compton Verney and the National Army Museum to develop a Soldier Art exhibition.

Alastair Massie (National Army Museum)
Alastair is the Director of Research and Academic Access at the National Army Museum and has authored a number of books on war, including 'The Crimean War: The Untold Stories'. 

Catherine Wynne (University of Hull)
Catherine is Senior Lecturer in English at the University of Hull. She is author of the Bram Stoker, Dracula and the Victorian Gothic Stage (2013) and The Colonial Conan Doyle (2002). She is editor of Bram Stoker and the Gothic: Formations to Transformations (in press). She is currently completing the first biography of the British war artist and traveller, Lady Butler.

Corps handicapés et corps mutilés dans la bande dessinée

Corps handicapés, corps mutilés dans la bande dessinée

Appel à communications


Angoulême, 29-30 novembre et 1er décembre 2017

Les rencontres d’Angoulême, co-organisées par l’Université de Poitiers (MSHS, Criham, Forell…), la CIBDI, le Pôle Image Magelis, avec la participation de l’EESI, le CPER Insect, Grand Poitiers, Grand Angoulême, Région Nouvelle Aquitaine, tiendra sa quatrième édition en décembre 2017. Elle portera sur les corps handicapés et les corps mutilés.

En dehors des monstres, des zombies et autres morts-vivants, la BD célèbre pratiquement depuis ses origines les corps athlétiques et sensuels, magnifiés par le talent de dessinateurs venant d’horizons très différents. La musculature du Tarzan de Burne Hogarth s’étale de case en case de 1937 à 1950, la beauté érotisée de Barbarella, crée par Jean-Claude Forest, fait la conquête du lectorat dès 1962. Depuis, toutes sortes de personnages de papier, à la beauté insolente ou au physique impressionnant ont vu le jour. Mais il existe d’autres représentations corporelles moins visibles. Les corps handicapés ou mutilés se retrouvent dans les récits graphiques traitant de la guerre. Les nombreuses planches produites par Tardi figurent assurément parmi les plus hallucinantes, mais les bandes dessinées mettant en scène la guerre civile espagnole, les conflits dans l’ex-Yougoslavie ou encore le génocide au Rwanda ont apporté toutes sortes de contributions à la présence d’un corps malmené, amputé, rendu infirme. La bande dessinée « historique » dont l’action se situe dans l’Antiquité ou au Moyen-âge compte de nombreux corps atrophiés, dont les membres ont été tordus ou coupés. La science fiction a fait un sort aux bas-fonds, aux espaces interlopes, aux lieux marginalisés accueillant des corps handicapés et mutilés. Mais d’autres genres et univers graphiques n’ignorent pas les corps estropiés et défigurés.

Des personnages ne sont pas enfermés dans une vision doloriste, ils ne sont pas des laissés pour compte, bien au contraire. Certains super héros se déplacent en fauteuil roulant, d’autres sont aveugles, à l’instar de Daredevil. Plus récemment, Okko, le samouraï, ou plutôt le ronin car il n’a pas de maître, est manchot. Il n’est pas relégué à la marge des récits, réduit au rôle de figurant entraperçu entre deux chevauchées. Malgré son handicap, il est le personnage principal d’une série remarquée, publiée depuis 2005 et qui compte, à travers cinq cycles, dix albums. Les récits de la veine comique n’ignorent pas les personnages handicapés, mais ne leur accordent pas le même statut. Dans la série des aventures d’Astérix et d’Obélix, Triple patte, l’un des malheureux pirates dont le navire fait régulièrement naufrage, parodie d’un autre personnage de BD, est apparu dans Astérix Gladiateur. Très tôt il a acquis une grande notoriété.

L’univers des corps handicapés et mutilés ne se limite pas à ces albums. Dès que l’on y prête attention, ils s’avèrent fort nombreux. La visée du présent colloque et d’en rendre compte à travers quatre approches.
  • Présence. Dans quels albums, avec quelle place apparaissent les corps handicapés et mutilés. Quelle importance leur est-il donné ? Quels sont les contextes mis en scène ? De quelles manières et dans quelles circonstances les corps ont-ils été « saccagés » ? Des maux pour le dire, de Lax, raconte en 1975 les embuches que rencontre un handicapé pour trouver une place parmi ses proches et dans la société.
  • Émotions. La perception du corps handicapé ou mutilé ne laisse pas indifférents ni les autres personnages, ni les lecteurs. Quelles sont-elles, comment se manifestent-elles ? Erving Goffman avait traité des usages sociaux des handicaps, évoquant le « moi et les autres », les « êtres amoindris » sont-ils pour autant rejetés ? Quelle place leur est-il faite ? Tome et Ralph, avec Berceuse assassine (1997-2002) ont emprunté le point de vue des différents personnages pour saisir les sentiments et les émois des uns et des autres.
  • Univers marginaux. Dans le cœur désaffecté des villes, dans les banlieues abandonnées, dans les campagnes désertifiées, dans les mondes lointains ou éloignées dans le temps, les corps mutilés et handicapés prennent, semble-t-il, une place plus importante. Il conviendrait de le vérifier. Une série lancée en 1983, Alef-Thau, due à Arno et Jodorowsky, en donne un premier aperçu.
  • Mondes quotidiens. Dans la vie banale, les corps handicapés et mutilés sont-ils stigmatisés ? Quelle visibilité leur est accordée ? Quelles relations entretiennent-ils avec les « autres ». Fabien Toulmé a ainsi livré en 2014 un récit sur l’arrivée d’un enfant trisomique dont l’apparence et les expressions corporelles ne correspondaient pas aux attentes initiales. La bande dessinée peut ainsi restituer l’intimité des familles et la place du handicap dans la société.

Responsables scientifiques
Frédéric Chauvaud (frederic.chauvaud@univ-poitiers.fr) et Denis Mellier (denis.mellier@univ-poitiers.fr)

Contact : catherine.male@univ-poitiers.fr et geneviève.robert@univ-poitiers.fr
Modalités pratiques d'envoi des propositions
Les propositions de communication (12 à 15 lignes) ainsi qu’une courte notice bio-bibliographique sont à adresser à Frédéric Chauvaud, Denis Mellier et Catherine Mâle
avant le 20 mai.

Les organisateurs prennent en charge l’accueil, l’hébergement, les repas et la publication des actes sous la forme d’un véritable livre.
Comité scientifique
Hugo Frey, professeur à l’Université de Chichester
Bertrand Gervais, professeur à l’Université du Québec à Montréal
Philippe Marion, professeur à l’Université de Louvain
Michel Porret, professeur à l’Université de Genève
Henri Garric, professeur de littérature comparée à l’Université de Bourgogne
Jacques Dürrenmatt, professeur à l’Université de Paris-Sorbonne
Thierry Smolderen, professeur à l’EESI

lundi 24 avril 2017

Serpents et médecine scientifique dans l'Australie coloniale

Venomous Encounters: Snakes, Vivisection and Scientific Medicine in Colonial Australia

Peter Hobbins


Series: Studies in Imperialism MUP
Hardcover: 224 pages
Publisher: Manchester University Press; 1 edition (February 15, 2017)
Language: English

ISBN-13: 978-1526101440



How do we know which snakes are dangerous? This seemingly simple question caused constant concern for the white settlers who colonised Australia after 1788. Facing a multitude of serpents in the bush, their fields and their homes, colonists wanted to know which were the harmful species and what to do when bitten. But who could provide this expertise? Liberally illustrated with period images, Venomous encounters argues that much of the knowledge about which snakes were deadly was created by observing snakebite in domesticated creatures, from dogs to cattle. Originally accidental, by the middle of the nineteenth century this process became deliberate. Doctors, naturalists and amateur antidote sellers all caused snakes to bite familiar creatures in order to demonstrate the effects of venom - and the often erratic impact of 'cures'. In exploring this culture of colonial vivisection, Venomous encounters asks fundamental questions about human-animal relationships and the nature of modern medicine.

Matérialité et incorporation dans le Sud

South-South II: Materiality and Embodiment in Greater Asia and Africa

Call for Papers


October 27-28, 2017

Columbia University, New York


The incorporation of non-humans as active participants in knowledge production has prepared the way for interrogations of the nature of “objects”, “bodies”, and their relationship to one another throughout history. Transregional studies of objects and bodies have often focused on narratives of circulation and migration. But how does an inclusion of an object or body’s embeddedness in certain geographies and temporal contexts enable new possibilities for research? Does a study of material culture, theorized through conceptions of objects and bodies, confound or confirm regional geographies? This conference seeks to give voice to histories of materiality and embodiment in the Global South, in particular in Africa and Greater Asia broadly defined.

This conference thus poses two primary questions. First, how can African and Asian concepts and archives be used to reframe discourses on materiality and embodiment in the Global South? Second, what new optics of research do historical and historiographical questions about materiality and embodiment within the geographies of Greater Asia and Africa enable? Between these framing questions, many more emerge: how does the study of material culture intersect with processes of both circulation and embeddedness? How do materials themselves structure political economies? What are the ways, if any, of recovering histories of materials without the histories of humans? What purposes do materials serve in therapeutics, and how do they shape wellbeing - whether biomedical, physiological, psychological, political, religious, or otherwise? Where does the line between human and material blur, and in what ways can materiality be understood as an extension of embodiment or personhood?

The conference aims to facilitate historical and theoretical discussions around these questions. Themes of interest include but are not limited to:

· “Materiality” and “embodiment” as categories of research
· Object and body histories: biographies, agencies, genealogies, and ontologies
· Objects and bodies and the transmission of skills or experience
· Humans as objects/materials and vice-versa
· Objects in and as archives
· Economic and legal histories of commoditization and object-regulation
· Refuse and garbage
· Rituals, politics, and economies of artifacts, comestibles, etc.
· Medical, chemical, biological, botanical, and textual objects and bodies

This two-day conference will take place on October 27th and 28th at Columbia University in New York. We invite graduate students, recent graduates, non-tenure-track faculty across disciplines such as Anthropology, Art History, History, History of Science, Philosophy, African, East Asian, Middle Eastern, and South Asian Studies, Religion, and others to submit abstracts (300 words or less) along with a CV by June 1, 2017 to southsouthconference@gmail.com. We especially seek papers from colleagues in Greater Asia and Africa and hope to have limited travel bursaries and accommodation for them.

Contact email: southsouthconference@gmail.com

Look for updates on: http://cih.columbia.edu/south-south-ii/



Click here for information about last year’s South-South conference, “Intellectual History across Middle East and South Asia, 1857-1948”.