dimanche 19 février 2017

Histoire de la chambre d'adolescent

Get Out of My Room! A History of Teen Bedrooms in America

Jason Reid

The University of Chicago Press
320 pages | 10 halftones | 6 x 9
Published January 2017
ISBN: 9780226409214


Teenage life is tough. You’re at the mercy of parents, teachers, and siblings, all of whom insist on continuing to treat you like a kid and refuse to leave you alone. So what do you do when it all gets to be too much? You retreat to your room (and maybe slam the door).

Even in our era of Snapchat and hoverboards, bedrooms remain a key part of teenage life, one of the only areas where a teen can exert control and find some privacy. And while these separate bedrooms only became commonplace after World War II, the idea of the teen bedroom has been around for a long time. With Get Out of My Room!, Jason Reid digs into the deep historical roots of the teen bedroom and its surprising cultural power. He starts in the first half of the nineteenth century, when urban-dwelling middle-class families began to consider offering teens their own spaces in the home, and he traces that concept through subsequent decades, as social, economic, cultural, and demographic changes caused it to become more widespread. Along the way, Reid shows us how the teen bedroom, with its stuffed animals, movie posters, AM radios, and other trappings of youthful identity, reflected the growing involvement of young people in American popular culture, and also how teens and parents, in the shadow of ongoing social changes, continually negotiated the boundaries of this intensely personal space.

Richly detailed and full of surprising stories and insights, Get Out of My Room! is sure to offer insight and entertainment to anyone with wistful memories of their teenage years. (But little brothers should definitely keep out.)

Dernier numéro du Journal of the History of the Behavioral Sciences

Journal of the History of the Behavioral Sciences

Winter 2017 - Volume 53, Issue 1


Original Articles

MONKEYS, MIRRORS, AND ME: GORDON GALLUP AND THE STUDY OF SELF-RECOGNITION 
KATJA GUENTHER

BACK TO THE ORIGINS OF THE REPUDIATION OF WUNDT: OSWALD KÜLPE AND RICHARD AVENARIUS 
CHIARA RUSSO KRAUSS

BEFORE ATTACHMENT THEORY: SEPARATION RESEARCH AT THE TAVISTOCK CLINIC, 1948–1956 (pages 48–70)
BICAN POLAT

BRINGING THINGS TOGETHER: DEVELOPING THE SAMPLE SURVEY AS PRACTICE IN THE LATE NINETEENTH CENTURY 
PETER GUNDELACH


Book Reviews
Bernadette Baker and William James. Sciences of Mind, and Anti-Imperial Discourses. New York: Cambridge University Press, 2013. 436 pp. $33.99. ISBN: 110755487X. 
Paul Croce

Kristoffer Kropp. A Historical Account of Danish Sociology: A Troubled Sociology. Basingstoke: Palgrave Macmillan, 2015. 131 pp. $67.50 (hardcover). ISBN-13: 978-1-137-40341-4. 
Matthias Duller

Catherine Gidney. Tending the Student Body: Youth, Health, and the Modern University. Toronto: University of Toronto Press, 2015. 294 pp. $34.95 (paper). ISBN-13: 978-1-442-61596-0. 
Jason Ellis

Katja Guenther. Localization and Its Discontents: A Genealogy of Psychoanalysis and the Neuro Disciplines. University of Chicago, 2015. 
Charles G. Gross

R. M. Brain. The Pulse of Modernism: Physiological Aesthetics in Fin-de-Siècle Europe. Seattle: University of Washington Press, 2015. 384 pp. $30.00 (paper).
Susan Lanzoni

S. Redman. Bone Rooms: From Scientific Racism to Human Prehistory in Museums. Harvard University Press, 2016. $29.99 (hardcover). 
Phil Loring

Staffan Müller-Wille and Christina Brandt, editors. Heredity Explored: Between Public Domain and Experimental Science, 1850–1930. Cambridge, MA: MIT Press, 2016. 472 pp. $49.00. ISBN: 978-0-262-034443-2. 
Michael Ruse

Séminaire « Dialogues autour d’une oeuvre »

Séminaire romand « Quelle histoire pour la médecine et la science ! ? Dialogues autour d’une oeuvre »

Semestre de printemps 2017

Lieu 1 : IUHMSP, salle de colloque, 82 avenue de Provence, CH-1007 Lausanne (Métro M1, arrêt
« Malley »)
Lieu 2 : Bibliothèque de l’IEH2, Chemin Thury 8, CH-1206 Genève

Qu’ont à dire aux médecins et professionnels de la santé l’histoire et les sciences sociales de la médecine et de la santé ? Mais aussi, qu’ont-elles à partager avec les autres sciences historiques et sociales (ou au contraire comment s’en distinguent-elles) ? Ces questions travaillent aujourd’hui en profondeur les disciplines qui constituent le socle des activités de l’IUHMSP (CHUV-UNIL), et du Programme histoire de la médecine de l’Institut Ethique Histoire Humanités (IEH2, UNIGE). Nul doute qu’elles en déterminent assurément le futur. Pour y répondre, cette série de rencontres invite les historiens et spécialistes de sciences sociales d’aujourd’hui à s’interroger en dialoguant avec des œuvres marquantes, contemporaines ou passées, de nos domaines de recherche.

Lundi 6 mars 2017
17h-19h
Salle de colloque, IUHMSP
Yannis Papadaniel (Faculté des SSP, UNIL), Anthropologie de la médecine et Ecole de Chicago : Everett Hugues, Anselm Strauss, Howard Becker, Erving Goffmann

Lundi 20 mars 2017
17h-19h
Bibliothèque de l’IEH2
Elisa Andretta (LAHRA-UMR 5190, Lyon), Entre corps et corps social: Jacques Revel et l’histoire de la médecine

Lundi 24 avril 2017
17h-19h
Salle de colloque, IUHMSPFrancesca Arena (iEH2, UNIGE), Les usages du genre et l’histoire de la médecine: Joan W. Scott, Judith Butler et Anne Fausto Sterling

Lundi 22 mai 2017
17h-19h
Bibliothèque de l’IEH2
Thomas Schlich (McGill University, Montréal), What is Special about the History of Surgery? – From Owsei Temkin, to Social History and STS


Conception scientifique et organisation : V. Barras, A. Fauvel, F. Panese (IUHMSP, CHUV-UNIL), F.
Arena, A. Carlino, D. Martin Moruno (IEH2, UNIGE)

Les séances ont lieu alternativement à la Salle de séminaire de l’IUHMSP (82 avenue de Provence,
1007 Lausanne) et à la Bibliothèque de l’IEH2, Villa Thury (8 chemin Thury, 1206 Genève) : elles sont
ouvertes à toute personne intéressée.
Renseignements : hist.med@chuv.ch

samedi 18 février 2017

Une histoire des parfumeurs

Une histoire des parfumeurs. France 1850-1910

Rosine Lheureux 

Champ Vallon
Paru en septembre 2016
15,5 x 24 cm,
416 pages dont 64 pages d’illustrations en couleur
ISBN 979.10.267.0434.8
Eaux de toilette, lotions, savons, pommades, huiles, poudre de riz… Ce livre retrace les débuts méconnus de la grande parfumerie française, du mitan du XIXe siècle à la veille de la Première Guerre mondiale.
Entre chimie et commerce, entre mode et hygiène, entre industrie de consommation courante et industrie de luxe, durant ces quelques décennies cruciales, la parfumerie s’affirme et s’affiche au cœur de l’économie, jusqu’à être adulée, en 1900, lors de l’Exposition Universelle, comme un des fleurons du bon goût français, unanimement saluée pour sa qualité et son raffinement.
Grâce à un fonds important d’archives inédites, cette industrie dynamique est saisie à partir de ses acteurs, parfumeurs, fabricants, fournisseurs, qui savent habilement jouer du produit et de son conditionnement, pour les charger d’un prestige considérable. Dépôts des marques, dessins et modèles de fabrique, captation du consommateur : tout est fait pour répandre les usages de la toilette et de la beauté, et donc l’achat de cosmétiques, afin de séduire une clientèle de plus en plus vaste, avant tout urbaine et féminine.
Un important dossier iconographique, lui aussi inédit, composé de multiples archives-objets – étiquettes, modèles de savon, flacons de verre, boîtes en carton, calques et dessins de fabrique – illustre et éclaire l’extraordinaire inventivité de cette industrie du luxe et du demi-luxe, qui conquiert une place de premier choix dans l’économie française et invente, d’une certaine manière, la société de consommation.

Histoire des ongles

Histoire des ongles. Essai sur l'apparent et le manifeste



Eric Hervieu 


Editions L'Harmattan 
Janvier 2017
Collection : Acteurs de la Science


Les ongles font partie des productions apparentes et persistantes à la surface de la peau, que l'on regroupe sous le nom de « phanères », mot qui à l'origine signifie visible, évident, apparent, manifeste. 
Les ongles ont donné lieu à une symbolique tout aussi ancienne qu'abondante, que nous avons voulu suivre aussi bien dans les croyances populaires, dans le registre médical ou religieux, que chez certains auteurs et artistes - Kubin, Chardin, Poe, Mallarmé, etc. - afin de réunir différentes utilisations et ramifications du mot ongle. 
C'est précisément à partir de ces interprétations, et conjointement à elles, que se révèlent certains enjeux de la forme artistique — d'une peinture d'abord, d'un poème ensuite - et de ses rapports à l'extérieur, auteur ou public, puisque l'art lui-même est apparent et manifeste. Il ressort de cette fonctionnalité de la forme que celle-ci n'a d'autre fin que la pratique de quelque chose, spectrale, fantomatique, celle des apparitions, d'une épiphanie. 


Éric Hervieu, docteur en philosophie, est né en 1957 à Paris et enseigne actuellement dans le sud de la France. Il est auteur de romans et d'ouvrages d'études sur le XVIIè siècle.

Séminaire « Médecine, santé publique, société »

Séminaire « Médecine, santé publique, société »

Semestre de printemps 2017

IUHMSP, salle de colloque, 82 avenue de Provence, CH-1007 Lausanne
Métro M1, arrêt «Malley »
Organisation : IUHMSP et IUMSP (Institut universitaire de médecine sociale et préventive)

Le séminaire « Médecine, santé publique, société » aborde le thème de la santé publique comme une question complexe, aux dimensions multiples, sans cesse redéfinies et reconfigurées dans leurs interactions avec le social : institutions et systèmes de soins, pratiques sanitaires, politiques sanitaires publiques, construction des savoirs médicaux, comportements corporels dans leurs rapports avec les systèmes normatifs. Il privilégie une perspective critique, croisant les regards historique, anthropologique et sociologique, et les confrontant à l’expertise de professionnel-le-s de la médecine et de la santé publique.
Médecine et santé publique entre l’ici et l’ailleurs
Cette année 2016-2017, le séminaire propose une réflexion inspirée des développements récents, tant sur le plan historiographique (dont l’histoire postcoloniale, l’histoire transnationale et l’histoire globale) que sur celui de la santé publique et de la « santé globale ». Cette perspective mène à reconsidérer l’histoire de la médecine et de la santé publique occidentale dans ses rapports complexes, interactifs, avec les systèmes, les pratiques, les cultures et les théories sanitaires et médicales des autres régions du globe. Seront exposées des situations spécifiques, dans leur contextualisation propre, afin de permettre de saisir l’intérêt d’une compréhension plurielle de la santé publique entre « ici » et « ailleurs », à même de mettre en exergue les enjeux de société impliqués.

Mercredi 1er mars 2017
17h-19h
Pascale Schmied (IUHMSP, CHUV-UNIL), Histoire et pratique de l’acupuncture à Taïwan à l’heure de la médecine occidentale

Lucia Candelise & Matthias Sohr (IUHMSP et Faculté des sciences de la société, UNIGE), L’acupuncture en Suisse, parcours individuels et dynamiques sociales

Mercredi 29 mars 2017
17h-19h
Aline Sigrist (Institut d’Ethnologie, Université de Neuchâtel), Entre bien-être et thérapie. Diffusion et réappropriation de la médecine ayurvédique en Suisse

Mercredi 26 avril 2017
17h-19h
Laurence Monnais (Université de Montréal), Négocier sa médicalisation: santé publique et automédication au Viêt Nam, 1905-1940

Mercredi 17 mai 2017
17h-19h
Julie Perrin (Institut d’Ethnologie, Université de Neuchâtel), Soigner par les plantes de nos montagnes : analyse anthropologique du marché de l’automédication en Suisse

Mercredi 7 juin 2017
17h-19h
Alexis Benos (Université Aristote, Thessalonique), Yannis Papadaniel (Faculté des SSP, UNIL), Patrick Bodenmann (PMU et FVM, CHUV/UNIL), Les « centres médico-sociaux solidaires » en Grèce (2010- 2017)

vendredi 17 février 2017

Genre, science et médecine

Nature Displayed: Gender, Science and Medicine 1760-1820

L.J. Jordanova

Hardcover: 272 pages
Publisher: Routledge (January 7, 2017)
Language: English
ISBN-10: 1138181307
ISBN-13: 978-1138181304

A collection of essays - including 3 that have never been published before - by one of the leading figures in cultural history. Professor Jordanova examines and reinterprets the writings of eighteenth-century thinkers and, in the process, sheds light on contemporary views on issues such as motherhood, sexuality, the body, art and medicine. The volume includes some of the author's most controversial and pioneering work, all the pieces have been revised in the light of the latest historiography and much of the material is published here for the first time.

Les voix des patients

Patient Voices. Historical and Ethical Engagement with Patient Experiences of Healthcare, 1850–1948


Call for papers


An interdisciplinary, policy-focused symposium
New College, University of Oxford
18–19 September 2017


In 1948, diverse health provisions in Britain were consolidated into a single, state-directed service. After almost seventy years of the NHS—the bedrock of modern welfare—there is great concern about any return to a mixed economy of healthcare. The proposed privatisation of health services is controversial because it threatens to destabilise the complex relationships of patients with medical professionals and the state. It calls into question the structure and accessibility of healthcare, as well as the rights of patients, both as medical consumers and sources of medical data. Yet these are questions that equally shaped the development of the NHS prior to its foundation. Historical perspectives on pre-NHS healthcare—perspectives that are increasingly informed by the experiences of patients—are fundamental to understanding not just the past but also the choices before us.

Social historians of medicine have responded in various ways to Roy Porter’s 1985 call for histories incorporating the patient view. But despite work across diverse fields, patient voices before 1948 are yet to be fully integrated into historical scholarship. This symposium brings together historians, medical ethicists and archivists with interdisciplinary expertise to explore questions relating to the accessibility and ethics of the study of patient voices and data in the specific context of pre-NHS provisions. Through research presentations, roundtable discussions and interactive sessions, participants will explore the collection and qualitative use of historical medical records. The symposium will focus on methodological issues by investigating a range of available archives and piloting new strategies for retrieving as-yet-unheard historical patient voices. It will also address ethical issues arising from these pilot strategies, including questions of data protection, informed consent and the implications of new technologies in storing and analysing information.

Following the symposium, participants will be invited to submit articles for a special issue.

We welcome proposals for 20-minute papers that address one or more of the following questions:
  • How should historians access and interpret the experiences of patients, particularly those with stigmatising conditions?
  • How can historians negotiate archival ‘silences’ when locating patient voices?
  • What can patient experiences tell historians about past, present and future interactions between healthcare consumers and providers?
  • How can the study of historical patient experiences inform the social, political and clinical dimensions of healthcare in the future?
  • What ethical considerations should inform the collection, maintenance and use of sensitive medical archives, including digitisation, data analytics and discourse analysis?
  • How can attention to these ethical considerations shape the study of healthcare and facilitate high-quality medical-humanities research?


Proposals should not exceed 300 words and should be accompanied by a short biography. Please submit them to Anne Hanley (University of Oxford) and Jessica Meyer (University of Leeds) at patientvoicesproject@gmail.com by 1 April 2017.

This symposium is supported by the Ludwig Humanities Research Fund.

Race, sexe et reproduction dans le Sud

Race, Sex, and Reproduction in the Global South, c.1800-2000

Call for papers

An international workshop at the University of Sydney, 18-19 April 2017


Conveners: Warwick Anderson (Sydney), Chiara Beccalossi (Lincoln), Hans Pols (Sydney)
Sponsored by Race and Ethnicity in the Global South, an ARC Laureate Research Program, and the
Sydney Centre for the Foundations of Science


Biomedical scientists grew preoccupied with the size of the population and patterns of reproduction at the beginning of the nineteenth century. By its close, sexology, a science devoted to the study of human sexual behavior, emerged, and at the beginning of the twentieth century the eugenics movement advocated active social engineering and state intervention in citizens’ reproductive sexuality. This medical attention to reproduction and sexual behaviour has been closely intertwined with interest in evolutionary theories, the improvement of hereditary traits and racial differences. Scientific and pseudo-scientific inquiries into race and sexuality increasingly informed national policies in the modern period. The medical and scientific knowledge on race and sexuality has moved across countries and continents to become global through processes of translation, hybridisation and transculturation. However, historical accounts of how science and medicine have shaped modern ideas of race and sexuality in a global context often refer only to developments in the
Global North. Recent histories of the Global South have shown that debates on race and reproduction in the southern hemisphere have their own history. Biomedical scientists in the southern hemisphere, for instance, showed greater interest in racial plasticity, environmental adaptation, mixing or miscegenation, and blurring of racial boundaries; sexologists in the Global South were more likely to cross disciplinary boundaries, incorporating criminal anthropology, psychiatry, biology, endocrinology and psychoanalysis in their studies until well into the 1970s.

Keynote speakers: Alison Bashford (Cambridge), Margaret Jolly (ANU)

Presenters: Ellen Amster (McMaster), Chiara Beccalossi (Lincoln), Shrikant Botre (Warwick), Nicole
Bourbonnais (Graduate Institute Geneva), Eve Buckley (Delaware), Sarah Ferber (Wollongong), Vera Mackie
(Wollongong), Daksha Parmar (Jawaharlal Nehru), Yolana Pringle (Cambridge), Lisa Todd (New Brunswick),
Rebecca Williams (Exeter)

The workshop is free, but limited places are available. Registration is required, by 4 April 2017:

jeudi 16 février 2017

La défiguration au Moyen-âge

Living with Disfigurement in Early Medieval Europe 

 Patricia Skinner

Series: The New Middle Ages
Hardcover: 282 pages
Publisher: Palgrave Macmillan; 1st ed. 2017 edition (December 22, 2016)
Language: English
ISBN-13: 978-1349950737


This book examines social and medical responses to the disfigured face in early medieval Europe, arguing that the study of head and facial injuries can offer a new contribution to the history of early medieval medicine and culture, as well as exploring the language of violence and social interactions. Despite the prevalence of warfare and conflict in early medieval society, and a veritable industry of medieval historians studying it, there has in fact been very little attention paid to the subject of head wounds and facial damage in the course of war and/or punitive justice. The impact of acquired disfigurement ―for the individual, and for her or his family and community―is barely registered, and only recently has there been any attempt to explore the question of how damaged tissue and bone might be treated medically or surgically. In the wake of new work on disability and the emotions in the medieval period, this study documents how acquired disfigurement is recorded across different geographical and chronological contexts in the period.

Santé et médecine à la cour de France

Santé et médecine à la cour de France (Moyen Âge-XIXe s.)


Appel à communications


Dans la continuité des travaux menés dans le cadre de l’axe de recherche « La médecine à la cour de France », le prochain colloque organisé par Cour de France.fr sera consacré à la question de la médecine et de la santé à la cour de France, du Moyen Âge au XIXe siècle. Cette manifestation pluridisciplinaire rassemblera des chercheurs français et étrangers, jeunes et confirmés.


Date limite de réponse : 1er mars 2017

Lieu et date du colloque :
19-20 octobre 2017
IEA de Paris, 17 quai d’Anjou, 75004 Paris



Argumentaire

Plusieurs travaux ont jalonné l’évolution de cette thématique historiographique, depuis les actes du colloque Medicine at the Courts of Europe, 1500-1837 (1986) publiés en 1990 qui rassemblaient des études variées sur le rôle, l’organisation ou encore l’image des médecins évoluant dans l’espace curial européen, de la Renaissance au XIXe siècle [1]. La vaste synthèse proposée par Laurence W. Brockliss et Colin Jones, The Medical World of Early Modern France (1997), couvrait quant à elle une période plus réduite mais n’abordait la médecine de cour que de façon secondaire [2]. Plus récemment, la publication de mémoires et de journaux rédigés par des médecins de cour a permis de développer les recherches en France sur les états de santé des princes et sur les régimes qui leur étaient administrés [3]. Le rôle des premiers médecins ainsi que la complexité et l’ambiguïté des relations de pouvoir entre le médecin et le prince au début des temps modernes a été au centre du colloque Pouvoir médical et fait du prince, organisé à Tours en 2010 [4]. Après la belle étude d’Alexandre Lunel consacrée à l’évolution des professions de santé et des maisons médicales du roi en France [5], un programme de recherche du CNRS conduit par Marylin Nicoud, a étudié la place et la fonction du médecin dans les cours de l’Europe méridionale et a donné lieu à une publication, Être médecin à la cour (Italie, France, Espagne, XIIIe-XVIIIe siècles) [6].

Cette liste non exhaustive met en lumière quelques grands axes d’étude qui méritent d’être explorés plus en profondeur, tout en élargissant le champ d’enquête à l’ensemble de la société curiale, aux reines et princesses, nobles, officiers et domestiques, sans négliger les visiteurs, savants et ambassadeurs qui font de la cour de France un milieu privilégié. C’est dans ce cadre de sociabilité mais aussi de théâtralisation des corps qu’il convient de replacer la question des états de santé, la maladie, la guérison et la mort et d’étudier le rôle préventif et curatif des médecins de cour.

Plusieurs sujets de recherche peuvent être abordés dans le cadre de ce colloque.

A. La cour, un lieu à hauts risques...
La cour, en tant que microcosme de la société, partage avec celle-ci les mêmes vulnérabilités (risques physiques, maladies et peurs de la maladie), mais est exposée à des risques spécifiques liés aux conditions de vie : accidents de chasse et de voyage, blessures causées par les guerres, les duels, maladies liées à une mauvaise hygiène de vie et d’alimentation…

La contagion s’y révèle un fléau redoutable : des maladies sont transmises par les visiteurs, les denrées et animaux transportés par voie maritime ou terrestre à destination de la cour. La densité de la population curiale dépasse à certaines époques 10 000 personnes qui partagent un espace de vie pour le moins restreint. Il faut également prendre en compte la population locale, autour des châteaux royaux, souvent très pauvre, à laquelle se mêlent des prostitué(e)s, des mendiants, des marchands ambulants, des marginaux évoluant dans des conditions d’hygiène déplorables.

La question de l’hygiène constitue un sujet d’étude très peu abordé encore qui devrait ouvrir de nouvelles fenêtres pour une étude qualitative de la santé et des conditions de vie à la cour ; quel est le rôle de l’eau, du chauffage, de l’éclairage dans les appartements de cour, sur les corps et les esprits des individus qui y vivent et y travaillent ? Le nettoyage des espaces de la cour, la gestion des déchets, les soins corporels sont les « coulisses » nécessaires, mais peu connues, de la santé dans le monde curial.

Si des règlements tentent de contrôler et de limiter l’accès et la circulation à la cour en cas d’épidémie, d’autres stratégies défensives ne doivent pas être occultées. Elles nous sont connues grâce à des consultations et prescriptions médicales ayant laissé des traces (cures thermales, consultations des docteurs-régents), soit grâce à des correspondances ou des récits.

De manière plus accessoire, on pourra s’intéresser à la place accordée dans les textes et dans les représentations aux discours et aux pratiques relevant d’une médecine « magique » (charlatans, formules et croyances diverses) ou populaire (recettes domestiques, médecine des pauvres), y compris jusque dans des traités écrits par des médecins.

B. La cour, un lieu d’innovations médicales et chirurgicales
Même si l’intention fut parfois plus politique ou polémique que médicale, il est certain que la cour a joué un rôle indéniable dans l’acquisition, la promotion et la diffusion de notions et de pratiques médicales nouvelles dont témoignent la création de chaires de médecine et de chirurgie au Collège royal, les démonstrations anatomiques au Jardin Royal, la multiplication des académies et sociétés médicales placées sous la protection du roi. Une forme de mécénat curial peut être étudiée à travers les invitations et les passages de médecins étrangers à la cour ou dans des institutions royales.

Il faudrait encore étudier de près les tentatives de coopération entre les puissants et les médecins dans l’intérêt de la santé publique : consultations de corps médicaux constitués, interventions et lettres patentes royales, réglementations des eaux, luttes contre les épidémies...

Sur le plan des innovations thérapeutiques, les médecins et chirurgiens de cour se montrent volontiers plus audacieux que les médecins de Paris, prenant parfois des risques. Leurs échecs et leurs réussites sont commentés, loués ou critiqués par leurs contemporains, médecins (le cas de Patin peut-il être généralisé ?) et autres, dans un large réseau de correspondances entre savants européens (France, Danemark, Allemagne, Espagne etc..).

C. La cour, un lieu de mise en scène du médecin
Loué, blâmé, respecté en tant que prescripteur mais « gagé » comme serviteur du roi, le médecin occupe une place singulière dans le milieu curial. Il s’agit ici d’étudier la figure du médecin de cour.

Le médecin de cour peut avoir le rôle de truchement entre le prince et le public : quelle attitude adopter pour informer l’entourage et le peuple ? Doit-il dissimuler l’état de santé physique ou mental de son princier client ? Doit-il contribuer à occulter les marques du vieillissement, des maladies ? Comment se traduisent ces contraintes dans les écrits ?

Quelle conception se fait-il de sa fonction à travers ses écrits et les préfaces de ses ouvrages ? À qui ces derniers sont-ils plus particulièrement destinés ? Se limite-t-il à soigner le corps ou prétend-il avoir un rôle de conseiller et de médecin de l’esprit ? Quelle image veut-il donner de lui ? Une analyse des portraits gravés ou peints de médecins et de chirurgiens de cour, est une piste nouvelle pour aborder cette question.

Ce sont là les principales pistes et thématiques qui pourront être explorées au cours de ce colloque, à travers l’étude de sources variées, textuelles et iconographiques, à la confluence de l’histoire des savoirs médicaux et de leurs représentants et de l’histoire sociale et culturelle de la cour dans le contexte français, du Moyen Âge au XIXe siècle.

Les chercheurs souhaitant participer à ce colloque sont invité(e)s à envoyer le titre de leur intervention, un bref résumé (3000 signes, espaces comprises) ainsi qu’un court CV avant le 1er mars 2017 simultanément à :

Stanis Perez : stanis.perez chez mshparisnord.fr

Jacqueline Vons : jacqueline.vons chez univ-tours.fr

Le comité scientifique examinera les propositions et donnera sa réponse pour le 1er avril 2017.





Comité organisateur

Stanis Perez, Maison des sciences de l’homme Paris Nord, Université Paris 13, Pléiade.

Jacqueline Vons, Université François-Rabelais de Tours, Centre d’études supérieures de la Renaissance.



Comité scientifique

Florence Alazard (Université François-Rabelais de Tours, CESR)

Guy Cobolet (Bibliothèque interuniversitaire de Santé de Paris, Université Paris-Descartes )

Violaine Giacomotto-Charra (Université Montaigne, Bordeaux)

Alexandre Lunel (Université Paris VIII, saint-Denis)

Jean-Paul Pittion (Trinity College Dublin et Université François-Rabelais de Tours, CESR)



Notes

[1] V. Nutton (dir.), Medicine at the Courts of Europe, 1500-1837, Londres/New York, Routledge, 1990.

[2] L. W. Brockliss et C. Jones, The Medical World of Early Modern France (1997), Oxford, Clarendon Press, 1997.

[3] M. Foisil (éd.), Journal de Jean Héroard, Paris, Fayard, 1989, 2 vol. ; S. Perez (éd.), Journal de santé de Louis XIV, Grenoble, Millon, 2004 ; S. Perez, La santé de Louis XIV. Une biohistoire du Roi-Soleil, Seyssel, Champ Vallon, 2007.

[4] J. Vons et S. Velut (éd.), Pouvoir médical et fait du prince au début des temps modernes, Paris, BIU Santé (coll. Medic@) et de Boccard , 2011.

[5] A. Lunel, La Maison médicale du roi, XVIe-XVIIIe siècles. Le pouvoir royal et les professions de santé, Seyssel, Champ Vallon, 2008.

[6] E. Andretta et M. Nicoud (éd.), Être médecin à la cour (Italie, France, Espagne, XIIIe-XVIIIe siècles), Florence, Sismel ( Micrologus’ Library), 2013.

La douleur chronique au Moyen-âge

“Why is my pain perpetual?” (Jer 15:18): Chronic Pain in the Middle Ages

Call for papers


Conference:

Location: Institute of Advanced Studies, University College London, London, UK

Date: Friday, 29 September 2017


Pain is a universal human experience. We have all hurt at some point, felt that inescapable sensory challenge to our physical equanimity, our health and well-being compromised. Typically, our agonies are fleeting. For some, however, suffering becomes an artefact of everyday living: our pain becomes ‘chronic’. Chronic pain is persistent, usually lasting for three months or more, does not respond well to analgesia, and does not improve after the usual healing period of any injury.

Following Elaine Scarry’s (1985) seminal work The Body in Pain, researchers from various humanities disciplines have productively studied pain as a physical phenomenon with wide-ranging emotional and socio-cultural effects. Medievalists have also analysed acute pain, elucidating a specifically medieval construction of physical distress. In almost all such scholarship – modern and medieval – chronic pain has been overlooked.

The new field of medieval disability studies has also neglected chronic pain as a primary object of study. Instead, disability scholars in the main focus on ‘visible’ and ‘mainstream’ disabilities, such as blindness, paralysis, and birth defects. Indeed, disability historian Beth Linker argued in 2013 that ‘[m]ore historical attention should be paid to the unhealthy disabled’, including those in chronic pain (‘On the Borderland’, 526). This conference seeks specifically to pay ‘historical attention’ to chronic pain in the medieval era. It will bring together researchers from across disciplines working on chronic pain, functioning as a collaborative space for medievalists to enter into much-needed conversations on this highly overlooked area of scholarship.

Prof Esther Cohen (Hebrew University of Jerusalem), one of the foremost scholars on pain in the Middle Ages, will deliver the keynote address at the conference.


Relevant topics for this conference include:
  • Medieval conceptions and theories of chronic pain, as witnessed by scientific, medical, and theological works
  • Paradigms of chronic pain developed in modern scholarship – and what medievalists can learn from, and contribute to, them
  • Comparative analyses of chronic pain in religious versus secular narratives
  • Recognition or rejection of chronic pain as an affirmative subjective identity
  • Chronic pain and/as disability
  • The potential share-ability of pain in medieval narratives, such as texts which show an individual taking on the pain of another
  • The relationship between affect and the severity, understanding, and experience of pain
  • The manner in which gender impacts the experience, expression, and management of an individual’s chronic pain

If you’re interested in speaking at the conference, please submit an abstract of 250-300 words and a brief bio to the organiser, Alicia Spencer-Hall (a.spencer-hall [at] ucl.ac.uk), by 1 March 2017. Please also stipulate your audio-visual requirements in your submission (e.g. projector, speakers, and so forth).

NB Speakers will need to register for the conference in due course. The registration fee is £20. The fee is waived completely for concessions (students, the unwaged, retired scholars).


If you have any queries, including access requirements, please do not hesitate to contact the organiser.

This conference contributes to the ‘Sense and Sensation’ research strand at UCL’s Institute of Advanced Studies. This strand also comprises a Reading Group focused on chronic pain. To join the Reading Group, please email the organiser, Alicia Spencer-Hall.

mercredi 15 février 2017

Les conséquences du gaz moutarde sur la santé

Toxic Exposures: Mustard Gas and the Health Consequences of World War II in the United States 

Susan L. Smith


Series: Critical Issues in Health and Medicine
Hardcover: 256 pages
Publisher: Rutgers University Press (January 17, 2017)
Language: English
ISBN-13: 978-0813586090


Mustard gas is typically associated with the horrors of World War I battlefields and trenches, where chemical weapons were responsible for tens of thousands of deaths. Few realize, however, that mustard gas had a resurgence during the Second World War, when its uses and effects were widespread and insidious.

Toxic Exposures tells the shocking story of how the United States and its allies intentionally subjected thousands of their own servicemen to poison gas as part of their preparation for chemical warfare. In addition, it reveals the racialized dimension of these mustard gas experiments, as scientists tested whether the effects of toxic exposure might vary between Asian, Hispanic, black, and white Americans. Drawing from once-classified American and Canadian government records, military reports, scientists’ papers, and veterans’ testimony, historian Susan L. Smith explores not only the human cost of this research, but also the environmental degradation caused by ocean dumping of unwanted mustard gas.

As she assesses the poisonous legacy of these chemical warfare experiments, Smith also considers their surprising impact on the origins of chemotherapy as cancer treatment and the development of veterans’ rights movements. Toxic Exposures thus traces the scars left when the interests of national security and scientific curiosity battled with medical ethics and human rights.


Bourses Santorio

Santorio Fellowship for Medical Humanities and Science 

Call for applications

fondazione comel – institutio santoriana announces an international scheme entitled to the Italian physician Santorio Santori (1561-1636), who introduced the quantitative method to medicine and is considered the father of experimental physiology. 

Aim
The fellowship aims at encouraging cooperation amongst scholars across the Europe and is awarded to early career researchers and PhD students whose interests in the field of Medical Humanities (History of Medicine and Biology, History and Philosophy of Science, History of Ideas, Classics) are particularly strong and well recorded. 

For the academic year 2016-2017, the scheme will support participants of the international conference Humours, Mixtures and Corpuscles. A Medical Path to Corpuscularism in the Seventeenth Century organised by Fabrizio Bigotti and Jonathan Barry.


Application process
5 Santorio Fellowships, worth of 500 euros each, will be offered throughout by means of an application process.

Applicants should send a title of their report provided with abstract (max. 300 words), CV (max. 2 pages) and a reference letter to santoriofellowship@fondazionecomel.org.

The deadline is 22 February 2017 with successful applications notified in March 2017.

For further details or queries please contact Dr Fabrizio Bigotti (f.bigotti@exeter.ac.uk).

La nouvelle génération en histoire de la santé

Health Histories: The Next Generation

Call for Papers

Society for the Social History of Medicine Postgraduate Conference 2017
In cooperation with the University of Strathclyde and Shanghai University
Funded by the Wellcome Trust

Health Histories: The Next Generation
12-13 October 2017
Shanghai University, China



The Society for the Social History of Medicine periodically hosts an international conference for postgraduate students. The 2017 conference committee welcomes papers on any topic within the discipline of the social history of medicine and particularly encourage proposals for papers and panels that critically examine or challenge some aspect of the history of medicine and health. We welcome a range of methodological approaches, geographical regions, and time periods.

Proposals should be based on new research from postgraduate students currently registered in a University programme. Paper submissions should include a 250-word abstract, including five key words and a short (1-page) CV. Panel submissions should feature three papers (each with a 250-word abstract, including five key words, and a short CV), a chair, and a 100-word panel abstract.

For postgraduate students not currently funded through an existing fellowship or grant, funding is available to cover the costs associated with visas, travel, and accommodation in Shanghai. Upon confirmation of an accepted abstract, each postgraduate student is required to apply for a visa to travel to China. For more information about visas, please see https://www.gov.uk/foreign-travel-advice/china/entry-requirements.

All postgraduate delegates must register (or already be registered) as members of the Society for the Social History of Medicine. For more information about SSHM student membership, please see http://www.oxfordjournals.org/our_journals/sochis/access_purchase/price_list.html.

Submissions and queries should be sent to Caroline Marley: cshhh-admin@strath.ac.uk.

Conference Organizers:
Dr Stephen Mawdsley, University of Strathclyde
Professor Yong-an Zhang, Shanghai University

Abstract Deadline: 10 March 2017

mardi 14 février 2017

La psychologie française dans l’impasse

La psychologie française dans l’impasse. Du positivisme de Piéron au personnalisme de Fraisse

Françoise Parot


Éditions matériologiques
Collection : Sciences & philosophie
Janvier 2017
ISBN 978-2-37361-082-6
296 pages


Ce livre part du constat qu’en France la psychologie académique n’est pas parvenue à se conformer aux exigences de scientificité sans se faire annexer autrefois par la physiologie, aujourd’hui par les neurosciences. Quand, à la fin du XIXe siècle, l’idéologie républicaine appelle à des savoirs rendant compte en termes scientifiques des phénomènes humains, une contradiction apparaît : la recherche positiviste des déterminismes de la conduite entre en conflit avec un des fondements d’une République qui doit procéder de l’exercice du libre arbitre ; or celui-ci ne peut être déterminé. C’est au cœur de cette contradiction que le projet d’une étude scientifique de l’individu prend forme.

La psychologie n’a pas élaboré depuis une théorie des processus complexes qui façonnent la trajectoire des individus, des interactions entre les variations infinies de l’environnement et celles de l’état du système organique qui traite ces données extérieures en les interprétant et en les catégorisant. Le dualisme, explicite ou non, de la psychologie française l’a empêchée de concevoir ces deux types de séries causales comme aussi matérielles l’une que l’autre. Que l’environnement humain soit saturé de valeurs, que les interprétations qui en sont élaborées modifient sans cesse l’état de l’individu et donc ses réactions ne devrait pas empêcher la psychologie de se donner pour objet cette complexité et la découverte des lois d’interaction. Or, elle n’aurait pu le faire que sur la base de réflexions épistémiques – jamais menées en son sein – abordant l’évolution individuelle comme globalement aléatoire mais déterminée ponctuellement, comme une historicité individualisante remaniée à chaque instant par le langage et ses interprétations du monde.

Ce livre présente l’histoire de ce problème dans la psychologie française du XXe siècle en se fondant sur les archives de ses principaux acteurs. Si le positiviste Henri Piéron fonde l’Institut de psychologie, dirige comme Pierre Janet une revue de psychologie, obtient comme celui-ci une chaire au Collège de France, la psychologie reste à l’université dans le giron de la philosophie. Mais à partir des années 1950, un personnage clé, sur lequel on s’arrête tant son destin reflète celui de la psychologie, a réussi là où les précédents avaient échoué : Paul Fraisse. D’abord personnaliste et proche du philosophe Emmanuel Mounier, responsable avec lui des destinées de la revue Esprit, Fraisse usa de ses accointances pour obtenir les soutiens qui firent advenir une psychologie autonome. Mais il était trop tard pour que la psychologie académique française soit confrontée à son objet fondamental et capable enfin d’en rendre compte.

Le discours médical

First International Conference on Historical Medical Discourse (CHIMED-1)

Call for applications

 University of Milan, 14-16 June 2017

It is a pleasure to announce that the Department of Foreign Languages and Literatures at the University of Milan will host the “First International Conference on Historical Medical Discourse” (CHIMED-1).

The general interest of the conference concerns medical discourse in historical perspective acrossclark disciplinary fields and research areas, such as: historical linguistics; historical lexicology and lexicography; medicine in/and literature; history of science, medicine and medical thought; history and social function of medical institutions; popularization of medical thought; translation of medical texts; medicine and cultural attitudes; medicine and society.

Contributions are expected to focus on the period 1650-1950.

Language of submission and discussion: English or Italian.

Deadline for abstract submission: 28 February 2017.

Notification of acceptance: 31 March 2017.

Call for proposals

We are looking forward to receiving proposals for 30-minute presentations (20 min. + 10 min. discussion).

Abstracts of about 250-300 words (excluding references) should be sent as e-mail attachments (doc, docx or rtf files) to the following address chimed-1@unimi.it by 28 February 2017.

Abstracts should include: the title of the contribution; up to 5 keywords; a brief description of the planned study; and contact information (surname, name, institutional affiliation and position, etc.).



Possible topics:
  • Medical terminology: the creation of specialised vocabulary/lexicon, lexicological and lexicographic approach
  • Medical discourse in literary texts, historical texts (social history, history of the discipline, history of medical institutions, etc.), specialized texts, personal/communal correspondence, personal/professional records, handbooks, etc.
  • Professional and scientific discourse in the history of medicine
  • The origin of specialised medical journals (their professional/social function, their role in defining the discipline, etc.)
  • Medical practices and innovative approaches in the history of medicine
  • Epistemological changes in medical approach and practical issues
  • The role of the practitioner/physician in society
  • Relationship patient-practitioner (communicative needs, social impact, etc.) in historical perspective

Scientific committee: Giuseppe Armocida (Insubria), Michael Brown (Roehampton), Antonio De Francesco (Milan), Giuliana Garzone (Milan), Giovanni Iamartino (Milan), Clark Lawlor (Northumbria), Elisabetta Lonati (Milan), Paolo Mazzarello (Pavia), Laura Pinnavaia (Milan), Irma Taavitsainen (Helsinki).

Organising committee: Giovanni Iamartino, Elisabetta Lonati, Lucia Berti

For any enquiries regarding the programme, please contact Elisabetta Lonati (elisabetta.lonati@unimi.it)

For all general enquiries, please contact Lucia Berti (lucia.berti@unimi.it) or chimed-1@unimi.it

Médecine et humanitarisme

Living in emergency: humanitarianism and medicine

SECOND CIRCULAR
9th European Spring School on History of Science and Popularization

Mahon / Maó (Menorca), 18-20 May 2017


Coordinated by Jon Arrizabalaga (IMF-CSIC, Barcelona)
J. Carlos García-Reyes (ICIII, Madrid)
Dolores Martín-Moruno (iEH2, Université de Genève)
Àlvar Martínez-Vidal (IHMC López Piñero, Universitat de València)

Description
Present-day humanitarian crises, such as the Syrian Civil War and the subsequent refugee exodus, highlight the challenges of providing emergency medical relief to populations in distress, resulting from armed conflict or catastrophe, whether provoked by natural or artificial causes. Recent publications have also echoed the increasing concern with humanitarian medicine in the contemporary world, particularly, since the creation of Doctors Without Borders (Médecins Sans Frontières) following the Biafra War. The growing importance of humanitarian medicine is also reflected in the creation of university chairs in the field, as it has become an integrated part of the curricula of numerous North American and European medical schools.
Despite its widespread use, the term “humanitarian medicine” is a relatively new term and remains vague because it refers to a collection of heterogeneous practices that have historically evolved from very different disciplines such as war medicine, nursing, epidemiology and, even, food sciences. The European Spring School [ESS] “Living in Emergency: humanitarianism and medicine”, aims to delve into this history by reconstructing emergency humanitarian interventions (mostly based on medical technologies) in wars and other disasters, from the mid-nineteenth century, (when the Red Cross movement was created) to nowadays. More specifically, the school aims at providing a historical perspective on humanitarian medicine by paying particular attention to three major issues, namely bodies, gender, and emotions through three different types of sources that are intimately linked to the development of modern humanitarianism: written narratives, photography and cinema. This multidisciplinary approach is intended to give new insights into past humanitarian action as well as to stimulate reflection on current humanitarian crises.

As in previous sessions, this ESS is structured in keynote lectures and research workshops. Lectures will be delivered by the following scholars:
- Rony BRAUMAN (CRASH, Paris) and Bertrand TAITHE (University of Manchester): Humanitarianism: Past and Present
- Valérie GORIN (Université de Genève, CERAH): Cinema and humanitarianism
- Dolores MARTÍN-MORUNO (iEH2, Université de Genève): Gendering humanitarian war narratives: Nursing within the history of compassion
- Francesca PIANA (SUNY Binghamton, USA): Of suffering and healing: gendered bodies and emotions in the history of humanitarian photography

The ESS “Living in Emergency: humanitarianism and medicine” is open to graduate students, young scholars, professionals, and activists concerned about the past and the present of humanitarian medicine and, more generally, of emergency humanitarian action. Accepted papers and posters will be briefly presented and discussed during the workshops.

Participants would be expected to address such issues as:
- Humanitarian narratives and their sources (official records, medical reports, personal writings, etc.)
- Witnessing suffering in wars and other disasters through technologies like photography and cinema
- Agencies and agendas (colonialism, national patriotism, internationalism, religious or political proselytism, war propaganda, etc.) in humanitarian medicine
- The creation of emotional responses towards vulnerable bodies in humanitarian crises
- Gender, emotions, and humanitarian action
- Caring practices and medical technologies in humanitarian action
- Categories of victims in wars and other disasters (wounded soldiers, prisoners, refugees, children, women, the disabled, etc.)
- Situated knowledges versus pure science in emergency medicine
- Relationships between humanitarian action and other spheres (national policies, international politics, international law, etc.)
- Risk in humanitarian action and emotions (compassion fatigue, victim resentment, etc.).


The registration form will be available from 1st February to 31st March (discount fares), and afterwards to 8th May (full fares) at 9th/europeanspringschool2017 and you can find further details at the website 9th European Spring School. For booking additional nights (over the two ones included in the registration packs), please contact Ms Janette Lanting at empresas@viajesmagon.com
In case you need a detailed invoice of your registration fees, please, send your requests to ESSMahon2017@gmail.com

About grants
A limited number of grants (covering conference fees, accommodation and/or travel) are available for those presenting papers and posters. Those interested ought to send by 20 February 2017, an application letter to ESSMahon2017@gmail.com
The grant applicants should not register until March 10th, after the list of accepted grants will be published at the website 9th European Spring School

DEADLINES
20th February 2017

Deadline for grants application
10th March 2017

Publication of the list of accepted grant applications at the website
10th March 2017

Opening of the registration period for grant applicants
1st February to 31st March 2017

Registration (discount fares)
1st April to 8th May 2017
Registration (full fares)
Registration form and further details are provided at the website of the 9th European Spring School

Programme
Thursday, 18th May 2017
Morning (9:30-13:00)
9:30-11:30 Registration
11:30-12:30 Welcome and Introduction
12:30-13:00 Posters
Evening (16:00-20:00)
16:00- 17:00 Dolores Martín-Moruno (iEH2, Université de Genève): Gendering humanitarian war narratives: Nursing within the history of compassion
17:00-17:30 Discussion
17:30-18:00 Coffee break
18:00-20:00 Workshop 1: Tools for the history of humanitarianism: Gender and emotions. Comments by Dolores Martín-Moruno, Francesca Piana (SUNY Binghamton, USA), and Rebecca Gill (University of Huddersfield, UK)

Friday 19th May 2017
Morning (9:00-13:00)
9:00-10.00 Francesca Piana (SUNY Binghamton, USA): Of suffering and healing: gendered bodies and emotions in the history of humanitarian photography.
10.00-10:30 Discussion
10:30-11:00 Coffee break
11:00-12:30 Workshop 2: Tools for the history of humanitarianism: Visual culture and emotions. Comments by Francesca Piana, Dolores Martín-Moruno, and J. Carlos García-Reyes (Instituto de Salud Carlos III, Madrid)
12:30-13:00 Posters
Evening (16:00-19:30)
16:00-17:00 Valérie Gorin (Université de Genève, CERAH): Cinema and humanitarianism
17:00-17:30 Discussion
17:30-18:00 Coffee
18:00-19:30. Workshop 3. Tools for the history of humanitarianism: Films and emotions. Comments by Valérie Gorin

Saturday 20th May 2017
Morning (9:00-13:30)
Workshop 4. Humanitarianism and medicine: past and present
9:00-9:40 Introduction by Rony Brauman (CRASH), Bertrand Taithe (University of Manchester)
9:45-11:30 Presentation and discussion of papers
11:30-12:00 Coffee
12:00-13:00 General discussion
13:00-13:30 Concluding remarks. School closure.

Organising institutions of the 9th ESS:
- Institut Menorquí d’Estudis (IME), Maó
- Societat Catalana d’Història de la Ciència i la Tècnica (SCHCT)
- Institución Milà i Fontanals (IMF), CSIC, Barcelona
- Institut Ethique Histoire Humanités (Programme d’histoire de la médecine), Université de Genève
- Institut d’Història de la Medicina i de la Ciència López Piñero (IHMC), Universitat de València
With the support of the European Society for the History of Science (ESHS)

lundi 13 février 2017

Littérature, science et vie de l'esprit en France

L'esprit (dé)réglé: Literature, Science, and the Life of the Mind in France, 1700-1900”


L’Esprit Créateur, Winter 2016


Guest Editors, Florence Vatan and Anne Vila






Florence Vatan and Anne Vila, “L’Esprit (dé)réglé: Literature, Science, and the Life of the Mind in France, 1700-1900”

Alexandre Wenger, “Comment l’esprit vient aux filles… et comment les garçons le perdent: Maladie d’amour, médecine et fiction romanesque au XVIIIe siècle”

Caroline Jacot Grapa, “Diderot et l’esquisse: La danse de l’esprit”

Anne Vila, “Singular Devices: Minds at Work from Montesquieu to Diderot”

Göran Blix, “The Zoology of Mind: Instinct and Intelligence in Eighteenth- and Nineteeth-Century Natural History”

Juan Rigoli, “Le cœur de la folie: Brève histoire d’une métaphore en médecine”

Florence Vatan, “Esprit, bêtise, idiotie: Le cas Flaubert”

Bertrand Marquer, “Histoires incroyables et récits de cas: Le fantastique comme ‘étude sur la pensée malade’ (Claretie)”

Stéphanie Dord-Crouslé, “Heurs et malheurs de la raison dans Les secrets de Monsieur Synthèse (1888), roman d’anticipation scientifique par Louis Boussenard”

Frédéric Martin-Achard, “Le langage de l’esprit à la croisée des chemins: Recherches littéraires, médicales et psychologiques sur le discours intérieur (1880-1900)”

Alexandre Klein, “Le théâtre comme laboratoire des sciences de l’esprit: Alfred Binet, psychologue dramatique et dramaturge amateur”

Zakir Paul, “Gathering Intelligence from Taine to Bergson”